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Mon niveau A3

Vendredi soir s’est terminée ma semaine de stage intensif de langue des signes. Une semaine. 6 heures par jour. J’avais un peu peur au début, tellement de choses à retenir en si peu de temps… Avec Jane nous étions les deux seules de notre groupe à s’être inscrites. Nous avons donc fait connaissance avec 15 autres personnes. Toutes des filles, sympas les filles, mais un ou deux garçons ça aurait été bien quand même…

Lundi matin tout le monde s’est présenté (bien gentiment comme on avait appris^^) en utilisant la dactylologie. L’occasion de s’entraîner, car même si je n’ai pas de difficultés à épeler mon nom ou ceux des autres, quand il s’agit de comprendre la personne en face c’est toujours plus difficile à suivre. On changeait régulièrement de prof, l’occasion pour Jane et moi de voir comment les cours se déroulent avec Vincent. La première fois qu’on est allées au bar LSF, on nous avait dit que pauvre de nous Lilian est sévère et que Vincent est plus indulgent. Personnellement j’aime bien les deux. Il a fallu un temps d’adaptation, vu que Vincent tolère la prise de notes et qu’on parle un peu entre nous, alors que l’autre pas du tout (c’est vrai que quand on prend des notes on ne regarde plus le prof, donc on a plus de mal à suivre). Habituée depuis deux semestres à être interrompue par un « ssshhhh!! » de Lilian dès que j’utilise la langue orale, au début j’étais un peu surprise (limite agacée) d’entendre les autres filles parler. Et puis, comme Janick, je me suis faite au changement. Chacun d’eux a ses méthodes et selon celui qu’on avait on adaptait notre comportement. Avec tout de même une impression de retrouver notre élément naturel quand on retournait dans la classe très silencieuse de Lilian…

Mardi et Mercredi mis à part les thèmes tels que les objets de la cuisine ou la description de la voiture (je me suis fait refiler la description du moteur, alors que même en langue orale je suis incapable de dire où est quoi emoticone), on a attaqué la localisation. Où se trouvent les maisons dans une rue, où se trouvent les pièces dans une maison, où se trouvent les meubles dans une pièce… Selon si le bras est plus ou moins tendu, l’objet est plus ou moins loin. Logique. Là où ça se complique c’est qu’il ne faut pas oublier d’inverser. À chaque fois que Vincent nous signait un emplacement il fallait penser « Bon moi je vois gauche mais pour lui c’est à droite ». J’avais développé une petite technique pour faire illusion. Je regardais les mains des autres filles et quand venait mon tour, je donnais ma réponse comme une évidence (je suis pas sûre que Vincent y ait beaucoup cru…).

Jeudi on aborde les descriptions d’animaux, déjà vues dans notre groupe de A2 (Jane a proposé à Lilian qu’on aille boire un café en les laissant travailler). L’avantage dans ce genre de cas, c’est qu’on se sent très intelligente, vu qu’on sait déjà. L’inconvénient c’est que le prof aussi part du principe qu’on sait tout. Il nous pointait avec sa grande baguette de prof, en faisant les gros yeux quand on hésitait (ouh ça fait peur Langue). A un moment il a demandé à Jane de faire le cours à sa place, elle s’en est bien sortie^^.
A midi, petit pique-nique sur la pelouse Cool accompagné de plein de bonbons. Le matin, les profs nous avaient demandé de trouver une histoire à raconter au groupe pour le vendredi après-midi, nous avons donc fait un petit concours de blagues carambar dans l’espoir de trouver des idées. Perdu d’avance, soit elles étaient nazes, soit les jeux de mots étaient intransposables en langue des signes (« L’animal le plus pressé ? Le lapin, parce que lapin d’trucs à faire »… comment ça c’est pas drôle ?…).

Après avoir terminé le cours sur un petit jeu d’expression corporelle (où Janick nous a fait une interprétation très artistique du stylo bic), nous décidons d’aller à la plage. Une rapide baignade suivie d’une séance de révisions sur le sable. Pendant 1h, Jane m’a décrit sa maison de rêve, avec 3 étages, un beau jardin, sur un terrain où coule un long fleuve tranquille (on se refuse rien…) sans oublier de m’épeler les noms hors du commun de ses 4 enfants. Un homme nous regardait sans trop oser nous regarder. C’est vrai que ça devait être bizarre, on signait pour décrire la maison donc forcément c’est différent d’une discussion ordinaire en LSF (d’ailleurs on est loin d’en être encore là…), Jane s’est retournée pour le saluer, mais il est parti assez vite avec sur le visage un air de : « oh merde j’me suis fait repérer ! »

Vendredi après un trajet imprévu bus+tram, j’arrive au cours avec 20 minutes de retard, à peu près au moment où Vincent explique la différence entre le français signé et la langue des signes. Avec un exemple simple comme « J’habite à Montpellier », auquel il ajoutait un mot à chaque fois, il nous a dit qu’il nous fallait penser en trois dimensions et pas de façon linéaire, car l’ordre des mots propre au français ne convient pas à la LSF. Quand on lui a dit avoir compris, il a rallongé encore un peu plus son exemple : « J’habite à 500m à l’Est d’un petit village à 33km au Nord de Montpellier » (oui alors attends, laisse-moi 5 minutes pour réfléchir là sarcastique) A noter que le signe qui désigne le français signé était souvent accompagné d’une mimique faciale et d’un geste qui laisse comprendre en gros : français signé pas bien, LSF bien, LSF jolie… emoticone

Toujours de la localisation (en même temps on va faire que ça pendant les 3 niveaux qui suivent alors autant s’habituer tout de suite), avec un jeu des 7 erreurs. Le but est de décrire le dessin à la copine en face jusqu’à ce qu’elle trouve une différence, on a passé 10 minutes à trouver celle qui nous manquait (putain d’oiseau planqué derrière un nuage…). Après manger, séance de grande rigolade avec les histoires, pour enfants, drôles (ou pas) ou à visée culturelle. Par groupe de 3, une qui mime l’histoire, une qui signe sans expression du visage et une autre en LSF avec expression. Ça veut plus rien dire quand on fait aucune mimique faciale, par contre on a toutes perfectionné notre mime, comme quoi ce cours décoince notre côté théâtral emoticone Mon surnom en langue des signes me vient de ma façon de signer vite, les autres filles ne se rendaient pas vraiment compte jusque là, mais quand j’ai terminé mon histoire je crois qu’elles avaient compris…

 

Comme toujours on termine avec le questionnaire de satisfaction (où j’ai toujours l’impression de failloter à force de mettre oui partout) et la remise des diplômes (dit comme ça, ça a l’air très solennel mais pas du tout en fait^^). On se lève et le prof nous donne notre joli papier et puis il nous fait un petit topo sur ce qui va pas. C’est ainsi que Lilian à informé tout le monde que j’étais la reine du stress et de la crise de panique et que maintenant je gère beaucoup mieux (oui enfin intérieurement je fais pas trop la maline emoticone mais bon on dira rien).

 

En bref (oui très bref) c’était une super semaine, les cours passent très vite. Même s’il y a des différences de niveaux entre les élèves on y arrive, surtout grâce à nos deux profs qui ont une patience infaillible (ou presque) et n’hésitent pas à répéter encore et encore même si dans leur tête ça doit parfois ressembler à çabam. Dans 1 mois, je commence le niveau A4 (et il y a des chances pour que je vous en fasse aussi tout un roman), d’ici là je vais essayer de ne pas tout oublier…

Ma fête de la musique 2008…

 

Cette année, rattrapage oblige, je devais être à Montpellier le 23 juin, j’ai donc décidé de tenter la fête de la musique dans la big city (pour changer de ma bourgade ardéchoise).

Dans tout ça, j’avais oublié que la ligne de tram allait être perturbée. Au bout d’une demi-heure d’attente, et après avoir laissé passer un tram plein, je tente l’impossible mission de me faufiler dans le suivant, tout aussi bondé. Au début ça allait, sauf que je ne pouvais me tenir nulle part, mais avec un peu d’entraînement, j’ai acquis un meilleur équilibre (ça me rappelle le pari à la con qu’on avait fait avec Benoit dans le métro parisien, celui qui tient le plus longtemps avec les mains dans le dos a gagné emoticone). Après deux stations, encerclée de toutes parts, plus besoin de m’accrocher à quoi que ce soit, puisque je pouvais à peine bouger. Compressée par un groupe d’ados surexcités et poussée contre la barrière qui m’empêchait presque de respirer, je croyais être arrivée au comble du ras le bol, quand je sens comme une pression sur mes fesses. Serait-ce la main baladeuse du grand type juste derrière moi ? Les yeux en l’air, genre « non non c’est pas moi », le mec pas gêné quoi… Me prenant en pitié, la petite blonde en face de moi se décale tant bien que mal, pour me permettre de bouger et de décocher au passage un coup de coude dans les côtes du pervers (parfois la solidarité féminine y’a pas mieux…)

brassens

Après cet agréable trajet, je me retrouve dans les rues, où je passe devant toutes sortes de groupes. Un bar qui diffusait de la musique électro de bourrin avait réuni tout un groupe de gens qui sautaient sur place en faisant des grands gestes. Décidément, je les comprendrai jamais… Plus loin, un groupe de ska sympa et du bon rock me prouvent qu’il y en a pour tous les goûts. Et c’est le cas de le dire, puisqu’un peu plus tard j’entends un « gaaare aux goriiiiille ! » qui me fait bien plaisir. Un groupe sur une estrade avec des jeunes qui dansent et une petite odeur de joint dans l’air (eh oui, Brassens l’idole des jeunes…) Après une heure bien sympa, je rejoins Jane (interpellée en chemin par des « mademoiselle vous allez où ? hé mademoiselle ça va ? mademoiselle pourquoi vous êtes si pressée ? » emoticone Mademoiselle va vous balancer un seau d’eau froide ça vous calmera ! Oui je déteste les dragueurs j’y peux rien) qui me conduit sur une place pleine de monde, animée par de la musique bretonne. Le groupe changeait souvent de registre, allait de Goldman à la tecktonik (qu’on a gratifié d’un gros booouuuuh !), et s’est même lancé dans une chanson de Mika, nous infligeant un « big girl zi arr bioutifo » qui a rapidement calmé notre enthousiasme (Jane hurlait au chanteur les bonnes paroles, dans le vain espoir d’être entendue…).

Le moment des slows venu, et après avoir réfléchi un moment sur : « Mais elle est ouverte la braguette du guitariste ou alors c’est juste une ombre ? », nous décidons de rentrer. C’est alors que notre attention se porte sur la statue de Poséidon, tout rouillé, avec des trous à la place des yeux, tout nu et privé de son trident. Le pauvre ! Toutes les filles lui caressaient gentiment la barbe en passant ou se pendaient à son bras, et tous les mecs riaient de ce qu’il avait entre les jambes : « Hé la mienne elle est plus grosse, hé ! ». Finalement on est parties dans un délire en l’imaginant se barrer de son socle, pour aller exiger qu’on lui rende son trident et aussi une feuille de vigne pour conserver un minimum de dignité (on n’avait pas bu je le jure ! emoticone).

poseidon

Une soirée très sympa, malgrè la foule du tram et les cafouillages du chanteur, une bonne ambiance, à refaire emoticone

Shopping et Soupe Magique

Samedi aprèm, Nanou et moi on s’est fait une petite virée shopping, en vue de trouver quoi mettre pour la fête où on devait aller le soir-même (sous-entendu quelque chose de mieux que ce qu’on a déjà et qui pourrait éventuellement faire l’affaire). C’est marrant comme tout à l’air moche quand on est fauché. On a passé notre temps à dire : « J’aime bien, mais pas assez pour y mettre 25€ ». Y’a aussi pas mal de trucs qui sont jolis en théorie, mais dès qu’on les enfile ça oscille généralement entre l’immonde et le ridicule. Comme cette robe blanche à motifs colorés devant laquelle ma belle-soeur s’extasiait. En se voyant dans le miroir, elle était moins ravie : « - Putain regarde le jupon qui gonfle, je ressemble à un ballon ! ». Plus tard, j’essaye une jolie robe verte avec des fleurs blanches (j’adore les fleurs, sur les boucles d’oreilles, les robes, les chaussures, mais attention au dosage, ça fait vite « petite maison dans la prairie » si on fait pas un peu attention…).

« - Mais tu l’as pas déjà celle-là ?

- Nan, la mienne elle est vert foncé !

- Ah. » (oui je sais c’est passionnant comme discussion…)

Déception ultime quand je la mets et me rends compte que ma poitrine est à moitié dehors :

« - C’est un peu trop décolleté, non ?

– Pas plus que d’habitude.

– … (euh comment j’dois l’prendre là ? emoticone) »

Sur ces bons conseils, nous repartons avec… un serre-tête pour ma nièce (au moins y’en a une qui ressort gagnante de tout ça… en même temps elle s’en fout un peu, elle a que 2 ans).

 

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J’en profite au passage pour dire que, s’il vous plaît, arrêtez de fabriquer des fringues pour les grandes maigres avec des petits seins. Ma belle-soeur fait 1m60 et moi je suis loin de la taille 38… Ah oui, et c’est sympa la mode rétro, mais les robes et petits hauts à motifs imitation tapisseries des années 70, ça commence doucement à nous emmerder quand même emoticone

Bon, du coup on a fait un petit arrêt par le placard de ma mère, en fabriquant une montagne de fringues sur laquelle Satine s’est jetée en hurlant comme une petite sauvage. Elle est complètement chtarbée ma nièce… je l’adore !! Parfois elle se met à danser pour rien, elle fait le moulinet avec ses bras en tortillant du popotin, elle chantonne des paroles incompréhensibles, puis elle éclate d’un rire tellement aigu que ça nous fait mal aux oreilles. Mi-ange mi-démon, l’autre jour elle a passé une demi-heure couchée devant le placard à hurler qu’elle voulait absolument un bonbon. En pleine période de rébellion, son frère nous surprend par ses élans d’affection qui, comme ses caprices, peuvent arriver à n’importe quel moment : « Eh oui quand je te dis je t’aime ça te fait fondre, et ça fait du bien à la tête et au coeur ! » emoticone ou encore « Papa je lui dis qu’il est beau, ça c’est vrai il est beau papa ! »

Bon, tout ça pour dire que finalement on est allées à la fête avec ce qu’on avait quoi. D’ailleurs, après avoir regardé les photos et s’être trouvé immonde (eh oui même sans la robe ballon et la robe de pouf avec les fleurs blanches, on se trouvait quand même moches, pfffffff jamais contentes ces nanas !). On a donc décidé de commencer un régime à base de soupe magique. Bon c’est pas de la vrai magie hein, c’est juste que j’utilise ce mot pour pas mal de choses (la bouteille magique, le bouchon magique, le balai magique… n’empêche ça serait chouette un balai magique…) En fait c’est une soupe qu’on donne à l’hôpital pour faire maigrir rapidement les patients avant une chirurgie. Entre 3 et 5 kilos perdus la première semaine. Y’en a une des deux qui a dit, comme ça en l’air, que ça nous ferait pas de mal d’essayer et l’autre a dit « chiche! », et voilà c’est entendu, on commence demain. C’est soupe magique, légumes vapeurs et fruits frais pendant une semaine. Même pas un peu de lait au petit dèj’ ? emoticone Les mauvaises langues disent que je tiendrai jamais le coup, qu’au bout de 3 jours je vendrai mon âme pour un carreau de chocolat. Mais je ne me suis pas mise dans cette galère toute seule, on a fait un pacte avec ma belle-soeur, rendez-vous dans une semaine pour le verdict… et pas de tricheries !

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en fait c’est la soupe brûleuse de graisse mais « soupe magique » c’est mieux, non ?

Au bar LSF, le débat sur l’implant cochléaire trouve toujours sa place…

Me voilà, une semaine avant la deuxième session d’exams (eh oui quand y’en a plus y’en a encore). Dernier cours de LSF le 4 juin emoticone mais patience, encore trois semaines avant le stage intensif de juillet emoticone. Au début du mois, une soirée bien animée au bar LSF, où pour une fois les deux profs étaient présents. Ça met une petite pression d’avoir le prof à côté, surtout qu’il est du genre pointilleux, mais comme je suis une «petite» du niveau 2, finalement c’est les « grands » qui avaient droit aux petites corrections (c’est l’heure qu’il prenne un peu ses vacances je crois…). Encore une fois, le débat a été relancé sur pour ou contre l’implant cochléaire.

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Oui ça aide à l’intégration, mais c’est plus efficace quand on s’en occupe dès le plus jeune âge, et comme il s’agit quand même d’implanter une puce sous la peau d’un bébé (suivi d’une rééducation orthophonique difficile) ce n’est pas une idée très réjouissante. D’autant plus qu’un sourd implanté ne devient pas entendant par magie, c’est une amplification des sons. Les sourds ont un sentiment d’identité très fort, on parle d’«identité sourde», et pour eux un sourd implanté garde cette identité. C’est pourquoi il est important de garder un lien avec la langue des signes. Et si certains vivent bien avec l’implant (heureusement pour eux), beaucoup de sourds, fatigués par tous ces «bruits», finissent par enlever définitivement leurs appareils auditifs. Un adolescent implanté à l’âge de 14 ans s’est même suicidé parce qu’il ne pouvait pas supporter ça. Au fil du temps, je suis passée d’un avis mitigé à un avis plutôt contre. Bien sûr il y a des personnes qui vivent bien en étant implantées, seulement les parents sont souvent mal informés, il s’en tiennent au point de vue médical et n’ont aucune connaissance du monde des sourds.

Moi-même avant de commencer à m’y intéresser vraiment, j’en avais une vision «typiquement entendante». Il suffit de rencontrer quelques sourds qui pratiquent la langue des signes pour se rendre compte que ça leur suffit. Emmanuelle Laborit disait dans son livre : «Les sourds vont bien, merci». Non, ils ne sont pas malheureux et renfermés sur eux-mêmes. Oui il y a des sourds qui ont un esprit quasi sectaire, les sourds avec les sourds, il signent et ne veulent pas fréquenter d’entendants. C’est dommage, mais ils ne sont pas tous comme ça, il ne faut pas généraliser. Et en même temps il y aussi des entendants qui prennent presque la fuite quand ils se trouvent face à un sourd avec lequel ils ne peuvent pas communiquer. Récemment j’ai vu le film de Nicolas Philibert, «Le pays des sourds». Il y a une scène où un couple de sourds cherche un appartement, et l’agent immobilier a un mal fou à leur faire comprendre que le loyer et l’eau sont séparés. Il se tenait tout raide à leur répéter : «Vous payez votre consommation», alors qu’un minimum de langage gestuel aurait pu les aider, pas besoin de connaître la langue des signes pour ça !

 

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le petit du film de N.Philibert, trop chou emoticone

Mais le malaise d’un entendant face à un sourd est tellement ancien que la communication reste difficile, encore aujourd’hui, même si la LSF est reconnue langue officielle en France depuis 2005. Cela dit, on progresse petit à petit. Il y a quelques jours, j’ai vu dans le journal que dès la rentrée, certains établissements enseigneront la langue des signes à l’école primaire, et cette année une épreuve de LSF est inscrite au bac. Moi, j’avais des cours d’anglais en CP, parce que de nos jours tout le monde doit savoir parler un minimum anglais. Je trouve que c’est une excellente idée d’introduire la LSF au sein des écoles, car pourquoi les petits français n’apprendrait-il que l’anglais, et pas la LSF qui leur permettra de communiquer avec des personnes sourdes qu’ils rencontreront plus tard ? En plus, les enfants adorent ça, ils sont très curieux et ont envie d’apprendre, à la maison Yanis me posent beaucoup de questions (je lui ai appris à se présenter et il m’a demandé une copie de l’alphabet dactylologique emoticone). Apprendre à nos petits entendants la langue des signes parviendra peut-être à en faire des adultes plus concernés, et aidera ainsi à lever cette barrière vieille de plusieurs siècles entre le monde des sourds et celui des entendants…

 


Être fan de Maliki c’est aussi savoir être patient…

Un samedi vers 18h, après 3h45 d’attente, une récompense bien méritée : ma dédicace de Souillon, le « papa » de celle qu’on surnomme affectueusement « Maliki la déviante »…

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Comme beaucoup d’habitués du site, j’avais vu que Souillon était en dédicace à Montpellier. Chouette alors ! Et dire que j’avais prévu de rentrer chez les parents pour le week-end, j’ai bien fait de changer d’avis, mmmmh ça doit être le destin, ça veut dire qu’il faut que j’aille avec mon petit exemplaire de la BD pour voir le créateur de Maliki en vrai ! (oui oui moi je crois au destin, quand ça m’arrange…)

J’appelle ma copine Célia :  » Tu viens avec moi ? Ca devrait prendre un petit moment, mais deux heures maximum…(dit celle qui n’est jamais allée à une séance de dédicace) après on ira faire un tour ». Mouais, après avoir passé près de 4h debout on n’était pas tellement motivées pour aller vadrouiller. Mais en fait 4h ça passe vite, bon en même temps j’avais pas vu Célia depuis longtemps alors on a pu discuter un peu (en fait je crois qu’on a eu notre quota de conversation pour un bon moment-là). Le pire c’est que Célia elle aime bien Maliki, mais pas autant que moi, je culpabilisais de la faire poireauter autant, surtout qu’on n’avait pas vraiment l’impression que la file d’attente avançait beaucoup…

Comme y’avait rien de spécial à faire, on a parlé un peu avec les gens devant et derrière nous, chacun réfléchissait à ce qu’il allait demander : « moi je veux un truc avec les chats ! », « oui moi je veux Feanor! « . Moi je savais pas trop, Célia me rassurait d’un air blasé : « Détends toi t’a largement le temps d’y penser vu qu’on est là depuis 2h et qu’on a avancé d’un mètre à peine… » Heureusement qu’il faisait pas 35 degrés, ça aurait été un peu dur de tenir le coup… On a eu un peu peur quand on a vu arriver une nana qui nous comptait… après un petit entretien avec l’auteur elle annonce : « Il en prend encore 10 ! », ouf ! On était septième, ça aurait été bien la haine de repartir sans rien quand même… Arrivée devant Souillon, je la jouais super relax :

 » – Euh moi j’aime bien celui que vous venez de faire…

– Ah oui mais pas le même alors sinon je vais m’ennuyer.

– Ah euh oui, comme vous voulez Embarasse euh moi j’aime bien les chats… »

En même temps c’est vrai quoi, il y était depuis 4 heures alors si tout le monde veut pareil c’est un peu barbant à la longue…

Voilà, merci à Souillon pour ce joli dessin que je suis si fière de montrer en crânant bien comme il faut emoticone et merci aussi à Célia, eh oui c’est vrai, moi au final j’ai ma dédicace pour me récompenser, mais elle, elle y a gagné quoi dans l’histoire? Ma compagnie à ce qu’elle dit… mais aussi et surtout le droit de me ressortir dès qu’elle a besoin d’un truc : « Je te rappelle que j’ai passé l’après-midi à attendre avec toi… » Ah les amis y’a que ça de vrai !

p.s : à Lolie qui est devenue fan la semaine dernière… trop tard prima ! Pleure pas va, toi aussi t’auras ta chance… emoticone

 

 

 

Bones 3.15 « The pain in the heart » : une fin inattendue…

 

 

brennan after the shot

Alors ça c’est la dernière image de l’épisode 14, dans lequel, pour la petite histoire, Booth prend une balle en pleine poitrine, et tout ça rien que pour protéger Brennan… Passé le traumatisme causé par cette terrible scène, on se dit que Booth ne peut pas mourir, puisque beh si pas de Booth alors pas de « Bones ».
Cela dit, avec un titre comme « The pain in the heart » on se doute bien que la suite ne s’annonce pas très joyeuse. On enchaîne directement sur une équipe du Jeffersonian qui affiche une tête de six pieds de long, et là on a un peu peur quand même, parce qu’ils sont tous habillés en noir et Brennan fait sa crise de « je me réfugie dans mon boulot pour oublier mes problèmes » et le seul qui manque à l’appel c’est Booth…

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C’est alors que le jeune psy à l’aspect adolescent prononce la phrase fatidique : « It’s agent Booth funeral Dr Brennan » emoticone Et là on se met tout de suite à chercher où est l’embrouille, mais tout le monde à l’air tellement triste qu’on se dit que merde il est peut-être vraiment mort… emoticone A l’enterrement, de jolies choses sont dites sur notre cher agent du FBI, avec en fond une Bones qui râle comme elle sait si bien le faire. Soudain une bagarre éclate entre un flic et un mystérieux inconnu plutôt louche. En y regardant de plus près, on se dit que… mais, serait-ce… yeah Booth is alive ! Je le savais (si si je le savais, la preuve j’avais pas encore versé ma larmichette, ça veut tout dire), et à voir la réaction de Brennan qui s’empresse de coller une bonne baffe dans la face de son ex-défunt partenaire, elle s’en doutait pas vraiment, elle.

Voilà, l’histoire de la fausse mort de Booth est réglée en 3 minutes et demi, on apprend par la suite que tout ça n’était qu’un vaste stratagème pour coincer un criminel qui avait juré à Booth qu’ils ne se reverraient que le jour de ses funérailles. Bingo, le méchant est attrapé, et Seeley est étonnamment en bonne forme, pour un mec au regard tout vide que tenait dans ses bras une Bones presque en pleurs y’a pas si longtemps que ça.

Bon d’accord, mais aux vues du titre de l’épisode y’en a forcément un qui va morfler, oui mais qui ?… C’est alors qu’intervient le grand méchant cannibale, Gormogon. Vous savez, celui qui tue les gens pour les manger et qui se sert de certains de leurs os pour constituer un autre squelette (mmmh charmant tout ça…) L’équipe reçoit une mâchoire et s’emploie par tous les moyens à en trouver le propriétaire, et tant qu’à faire le cannibale tant qu’on y est. Dans toute cette agitation, Bones trouve quand même le temps de harceler Booth afin de savoir pourquoi il lui a caché qu’il était encore en vie. Elle le suit même jusque chez lui, entrant sans prévenir pendant qu’il prend un bain. Outré par les propos de Brennan qui s’indigne parce qu’il ne se soucie apparemment pas de ses sentiments, il se lève subitement, se retrouvant ainsi tout nu devant une Bones qui en perd son latin emoticone

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Notez quand même que mise à part Brennan, personne d’autre dans l’équipe ne semble vraiment choqué par le retour soudain de Booth, pas même son ex, Cam. Tout le monde se la joue « ok on reprend le boulot, everything’s ok », mais attention coup de théâtre, il semble que l’apprenti du grand méchant n’est autre qu’un employé du Jeffersonian ! Ouh y’a de quoi devenir parano avec tout ça… Le Dr Sweets mettant en pratique ses dons en psychologie, établit un profil du tueur et en vient finalement à suspecter Hodgins. Pffff alors là j’y crois même pas une seconde, tout ça parce qu’il voit des conspirations partout et qu’il est persuadé que le gouvernement nous manipule tous… Non mais franchement, regardez-moi cette bouille, ça ressemble à un apprenti tueur cannibale ça ?

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Et j’y crois toujours pas quand il va voir Cam, et lui dit l’air de rien juste après avoir subtilement émergé de l’ombre :  » So I heard that one of us is suspected ». Ouh mais c’est qu’il nous ferait presque peur là…presque. Moi perso je misais plutôt sur Sweets, dont le personnage du jeune ingénu super intello fait de lui une sorte de sosie de Zach. Bon y’en a forcément un des deux qui est dans le coup, et quand Zach et Hodgins tentent une autre de leurs expériences bizarres, provoquant une explosion qui envoie notre Zach à l’hopital, on se dit que Sweets est peut-être pas si net finalement.

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L’enquête suit son cours, et Bones dans un éclair de génie a vite fait de démêler l’embrouille et d’annoncer à Booth d’un air horrifié : « Zach lied. He is the killer! ». What ?! Nooon pas Zach, notre Zach, celui qui en pince pour le Dr Brennan et qui demande à Angela des conseils sur les filles, celui qui part dans des théories scientifiques improbables avec Hodgins, celui qui a eu vite fait d’attendrir Cam quand elle voulait le virer et qui prenait Booth pour modèle… Oh come on !!!

Les deux partenaires réunis s’en vont donc à l’hôpital pour démasquer l’apprenti de Gormogon, en espérant obtenir le nom du grand méchant cannibale. C’est quand même pas de bol pour Brennan, son apprenti à elle qui se révèle être aussi celui de Gormogon… Zach explique alors sa logique. Le « Maître » veut protéger l’humanité, quitte à sacrifier des gens. Autrement dit, la vie d’un homme n’est rien comparée au sort de l’humanité. Brennan le contredit en lui rappelant qu’il a retardé l’explosion du labo qu’il avait orchestré (et qui a fouaré) rien que pour protéger la vie de son ami Hodgins. Moment de tendresse entre le prof et son élève, Zach remet les pieds sur terre (un peu tard il est vrai) et dénonce le grand méchant. Booth et tous ses potes du FBI se dépêchent d’y courir, armés jusqu’aux dents, et en deux minutes Gormogon c’est de l’histoire ancienne.

A la fin, on apprend que Zach ira purger sa peine dans un institut psychiatrique, et tout le monde est présent à l’hôpital pour lui montrer qu’il n’est pas seul…

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Bon voilà, on espérait comme d’habitude un petit dérapage entre Booth et Brennan, mais on se retrouve à la fin de l’épisode avec un petit « je pose ma tête sur ton épaule pour me consoler ». Non mais après avoir transformé notre Zach en killer, ils auraient au moins pu nous offrir ça, non ? Bilan moyen, je ne suis peut-être pas objective parce que j’aime bien Zach et que le rôle de l’apprenti tueur ne lui va pas très bien. Le complot de la fausse mort de Booth et le coup de Gormogon attrapé et achevé comme ça vite fait, ça sent la fin de saison un peu bâclée. Une conclusion qui aurait pu ou dû se faire en plusieurs épisodes et qui a été toute compressée dans un seul. Cela dit les scènes entre Booth et Brennan sont toujours agréables, leurs prises de bec avec le Dr Sweets plutôt rafraîchissantes emoticone, et le couple Angela/Hodgins toujours attachant, tout comme l’affection de Cam pour le jeune Zach qu’on ne va pas revoir de si tôt (ou alors pas souvent)…

Mais que faire des copies d’exam non-utilisées…?

Après 4 années de fac j’ai accumulé une certaine quantité de feuilles d’exam vierges (allez savoir pourquoi je les garde), et ce week-end ma mère leur a trouvé une toute nouvelle utilité…

dessin arthur

Quoi, vous allez quand même pas dire que vous me reconnaissez pas ! Personnellement je trouve que ce dessin tombe à pic vu que je n’ai pas mis une seule photo sur ce blog (si ce n’est celle de mon chat obèse avant qu’il ne devienne obèse). Il est doué mon neveu quand même, il a même pensé aux lunettes, et pour les cheveux… à tous ceux qui me disent : « mais non tes cheveux sont pas si épais, ça fait pas tellement tignasse de lion » : bande d’hypocrites ! Non mais pour un gosse de 4 ans il s’en sort plutôt bien je trouve. Comment ça je ne suis pas objective ?! C’est pourtant le truc de la famille d’encourager tout élan artistique ! Ma nièce n’en est encore qu’à dessiner des ronds, mais des jolis ronds, perso j’ai jamais vu des ronds aussi jolis emoticone Oui bon ça va j’arrête…

Pour ceux qui s’interrogent, je suis en vacances et je n’ai rien d’intéressant à raconter. Ma journée se résume à vérifier les notes de partiels en ligne, manger, regarder « brother&sisters », vérifier les notes des partiels, courir après mes neveux, vérifier les notes des partiels, manger, regarder « brother&sisters », et attention suspense… vérifier les notes des partiels. Tous les semestres c’est la même  obsession qui revient, je regarde 5 fois par jour (même le samedi, on sait jamais…). Et après avoir vu ma note en grammaire historique, je me dis que finalement l’usage que fait mon neveu des copies d’exam est bien plus productif emoticone 

Café signé et Conférence

 

 

 

Période d’exams. Pas la meilleure période. Révisions et encore révisions. Cela dit, il faut savoir décrocher un peu. C’est pourquoi, ma pote Jane et moi (oui toujours elle, il faut dire qu’on est quasiment les deux seules de notre promo à ne vouloir être ni orthophoniste ni instit’), nous sommes retournées au café signé. Cette fois-ci, tout le monde était installé dehors, en cercle qu’on agrandissait pour faire place à chaque nouvel arrivant, ainsi tout le monde pouvait communiquer avec tout le monde. Nous nous sommes senties encore une fois toutes petites en voyant signer les autres, mais ce qu’il faut penser dans ces cas-là c’est qu’on ne peut que progresser… Et le moins qu’on puisse dire c’est que cette semaine a été assez centrée sur la LSF. Le café du lundi soir, le cours du mercredi (l’exercice était de nous faire deviner le prix de certains objets, ça devenait agité car tout le monde n’était pas d’accord… comment on signe « le juste prix » déjà ? emoticone), et hier la conférence à Narbonne.

signer

Ça fait plaisir de se retrouver dans un endroit avec tellement de gens qui partagent le même intérêt envers cette langue, pour diverses raisons. La fille de la buvette m’a même prise pour une sourde, je ne dois pas être si mauvaise que ça si que j’arrive quand même à faire illusion emoticone . La conférence était donnée par Mr Sabria, enseignant chercheur à l’université de Rouen, et récapitulait aussi brièvement que possible l’histoire de l’évolution de la langue des signes française, les oppressions subies par les sourds et leur combat pour la reconnaissance de la LSF en tant que langue à part entière. Depuis que j’ai commencé les cours, on me demande souvent si c’est une langue internationale. Je savais déjà que non, mais le conférencier a argumenté cette réponse avec une anecdote qui illustre assez bien la différence entre les cultures sourde et entendante. Lors d’un colloque international sur la surdité, les sourds et entendants de différents pays se sont retrouvés ensemble, chacun ayant sa langue des signes et sa langue orale. Pourtant au dîner, Mr Sabria nous explique qu’il partageait la table avec un japonais et un corréen avec lesquels il lui était impossible de communiquer (aucun ne parlait anglais et les dessins de notre conférencier n’ont pas suffi à débloquer la situation^^), alors que les sourds de la table voisine s’amusaient beaucoup. La raison est que, malgré toutes les variations géographiques et culturelles, toutes les langues des signes sont basées sur une même volonté de représenter le monde. Au début du repas, les sourds avaient été confrontés au même problème de communication que les entendants, mais contrairement à eux, ils ont la possibilité de s’appuyer sur cette base commune afin d’adapter leur langue, en utilisant un vocabulaire plus imagé par exemple. Donc, non la langue des signes n’est pas internationale, mais il semble clair que deux sourds étrangers peuvent communiquer plus facilement. Le conférencier suivant a même évoqué le fait qu’ »un sourd étranger est toujours plus proche qu’un entendant du même pays », je suis entendante et je ne peux donc pas parler en connaissance de cause, mais comme toujours je pense que tout dépend de l’histoire de chacun et de la façon dont est vécue la surdité.

 

ok!

Cette journée était aussi l’occasion de voir des interprètes en action. Jusque là je ne savais pas trop si je voulais faire de l’interprétariat ou plutôt être interface de communication au quotidien. Durant les 3h30 de conférence, Jane et moi avions la plupart du temps les yeux rivés sur les deux interprètes, qui se passaient le relais toutes les demi-heures environ. C’était impressionnant de les voir à l’oeuvre, sans être décourageant, c’était tout de même assez effrayant, combien de temps et de travail nous faudra-t-il avant d’arriver à leur niveau ?! Après les avoir vu faire, j’avoue une envie enfantine d’aller vers l’un deux à la fin de la conférence : « Je veux être comme vous quand je serai grande ! » emoticone

Pour commencer et terminer la journée, l’association « Artemime » de Béziers, avait organisé une petite représentation de chansons signées. De « Diego » à « Mirza » en passant par « Un monde parfait » et « L’amant de Saint Jean », sans oublier « Ose », l’hymne de l’association. On passe du rire aux larmes en deux minutes, en se surprenant au bout de deux refrains, à signer en même temps qu’elles (tant bien que mal^^). Je ne suis pas une grande fan de Yannick Noah, mais après ça j’avoue un intérêt soudain pour sa chanson, « Ose », dont la version signée m’apparaît en fermant les yeux dès que je l’écoute…


Nouveau look

Un petit relooking de mon blog. J’y pensais depuis un moment déjà mais j’avais du mal à trouver mon bonheur. Je me suis finalement décidée, ce fut long, très long, car j’ai du modifier certains détails pour adapter le nouveau thème à la présentation qui me plaît. J’ai particulièrement galéré pour le logo du haut de page que je voulais absolument : une peinture de ma belle-soeur l’artiste. C’est mon neveu avec la petite fée qui veille sur lui, c’est joli hein ? Bon on va dire que c’est symbolique parce que j’avoue que je l’ai jamais vu en vrai la fée^^

J’ai répéré quelques problèmes d’affichage que je vais essayer de régler, mais bon si j’y arrive pas et que ça devient trop gênant alors je reviendrai à l’ancien thème. Enjoy ! emoticone

L’idole des jeunes ^^

Les enfants, moi j’adore. Il faut dire qu’avec une bonne douzaine de cousins qui habitent tous à peu près dans le même coin, j’ai été habituée à voir du monde. Je suis dans les dernières, et les plus jeunes ont maintenant 14 et 15 ans. Mais ma mère et ma tante sont assistantes maternelles à domicile, nous ne sommes donc pas dépourvus d’enfants pour autant. Paul, Yanis, Kenny, et d’autres (et bien sûr mes neveux qu’on supporte toujours avec plaisir bien entendu^^) 

un baiser, photo dominique houcmant

Et avec les petits, moi j’ai plutôt la côte. Un jour Léa a refusé de me lâcher parce que je cite « tu sens trop bon » (pour attirer les petits enfants, mieux que les bonbons, le parfum à la noix de coco^^). Quand il commençait à parler, petit Paul demandait à tous ceux qui croisaient son chemin  »l’est où Lolaure ? ». L’autre jour j’ai réussi à faire signer un petit « merci » à ma nièce (elle aime la LSF ma Satinette, comme sa tante emoticone). Et quand Yanis fait un truc du genre sortir sans sa veste, marcher sur le canapé pour traverser le salon (parce que c’est plus court par là), ou demander à se coucher super tard parce qu’il a pas sommeil, ma mère se fâche en lui disant « Mais où t’as vu qu’on fait ça ? », et il répond tranquillement « Anne-Laure elle le fait bien ». C’est peut-être pour ça qu’ils m’aiment bien les enfants, je suis un peu comme eux parfois… Mais attention je sais aussi me faire respecter (difficile de pas craquer devant l’air innocent de Paulou, le sourire enjôleur d’Arthur ou les grands yeux noisettes de Satine, mais j’y travaille^^) D’ailleurs je suis heureuse de constater que contrairement à ce que je pensais, mon neveu écoute tout ce que je dis. Hier, après lui avoir répété trois fois « arrête de gigoter loulou, tu me fous les nerfs! »,  je l’ai entendu dire à Kenny « arrête de jouer avec cette flûte, c’est chiant tu me fous les nerfs! », aaaaah mon bébé je suis tellement fière ! emoticone

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