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Dans les bois

Lundi après-midi, ma mère, ma belle-sœur et moi, nous avons décidé d’emmener les petits faire une promenade dans les bois. On avait tous besoin de prendre l’air, et Nanou avait besoin de bois pour le feu. On part donc en voiture, avec dans le coffre une multitude de sacs en prévision de ce qu’on allait trouver. Dix minutes de trajet, sur fond de comptines enfantines…

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Arrivés près du bois, on décide de laisser notre Satine endormie pour regarder ce qu’on peut trouver tout près. Finalement, je me suis retrouvée avec ma belle-sœur et mon neveu, à descendre de plus en plus bas dans le bois. Ca m’a rappelé toutes les balades avec mon grand-père quand j’étais petite, sauf que ce coin-ci du bois était plus escarpé. On a pesté en voyant des vieilles bouteilles de coca et de bière, près des arbres, à moitié enfouis sous les feuilles mortes (franchement les gens ne respectent rien!). Après avoir laissé Arthur dans un endroit plat et sûr, et pendant qu’il jouait à frapper un ennemi invisible avec la canne de ma mère, on est descendues vers un coin rempli de pommes de pin. Sans savoir pourquoi, on cherchait les plus jolies (alors que franchement, pour ce qu’on va en faire…). “Y’en a une là au bord”, me fait remarquer Nanou. “Non mais c’est bon je vais pas risquer ma vie pour une pomme de pin!”, ce à quoi elle me répond que si bien sûr, faut prendre des risques dans la vie (ah p’tite marrante va!). En remontant les sacs, on retrouve notre Arthur les mains vides. “Je sais pas où il est le bâton.”, nous dit-il d’un ton désinvolte. Sachant que ma mère tenait à retrouver sa canne estampillée “Chamonix Mont-Blanc”, on s’est mises à chercher. Chercher une canne en bois dans un bois… Après l’avoir trouvée, on a continué à remonter, suivies par mon neveu, qu’on surveillait de près parce qu’il escaladait tout ce qu’il trouvait sur son chemin. Là j’ai pris conscience que, mine de rien, les pommes de pin, c’est lourd. Surtout quand on est censé grimper le bois, alors que le gros sac nous tire irrémédiablement vers le bas.

Une fois notre butin ramené à la maison, on décide de prendre la voiture pour aller ailleurs (cette fois-ci sur fond de Henri Dès), où une Satine bien réveillée nous a accompagné, non sans difficultés. Elle a fini sur le dos de ma mère, pendant que le trio de choc se reformait. Je marchais en chantonnant malgré moi: “Dis papa dis papa, dis moi dis moi, comment on fait pour les bébés? C’est pas compli-qué j’vais tout t’expli-quer…”. Saletés de chansons pour enfants, on n’arrive plus à se les sortir de la tête!…et y’a pas de raison pour qu’il y ait que moi qui en profite Langue 

Le bois était plein de vieux arbres aux troncs troués, certains étaient tombés et offraient un banc naturel recouvert de mousse et de feuilles. Un banc pas si inconfortable d’ailleurs… L’endroit parfait pour s’asseoir au calme avec un bon livre, mais pas en cette saison où le froid m’avait déjà bien engourdi les doigts. Il y avait un tas de fines petites branches toutes raides qui rendaient difficiles la progression à travers bois. Pas vraiment un problème pour Arthur, qui écartait tous les obstacles avec son bâton, pour s’ouvrir un passage dans lequel je me faufilais tant bien que mal. Au bout d’un moment, je trouve ma belle-sœur en train de s’activer sur une vieille souche. Une jolie souche qui lui plaisait beaucoup. “Il me la faut.”, me dit-elle d’un ton décidé. Instinctivement, je me suis tournée vers la distance déjà parcourue, puis vers la souche , en me disant qu’il nous faudrait tout faire en sens inverse, avec un fardeau qu’on ne savait comment porter… “Tu dois penser que je suis dingue.”, me disait Nanou, pendant qu’on s’activait à libérer la souche des petites branches dans lesquelles elle s’était empêtrée. “Non, juste courageuse”… jusque là c’était surtout elle qui en avait bavé pour la porter, sa trouvaille.

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Une fois rejoint le sentier qu’on guettait depuis un bon moment, on s’est dit que ce serait mieux de la faire rouler jusqu’au bout. Sachant que deux mois plus tôt, elle avait trouvé une autre souche qu’elle avait dû ramener sans aide j’ai demandé à ma belle-sœur, entre deux roulements: “Dis-donc…tu crois pas que…finalement au lieu de…ramener la forêt chez toi…ce serait plus simple de…de construire une…maison dans la forêt?”. Sur ce, on s’est mises à parler de cabanes dans les arbres et au moment de faire une pause, en voyant nos mains pleines de terre mouillée, Nanou a suggéré qu’on se fasse des peintures de guerre. On a finalement réussi à la charger dans la voiture pour la monter jusqu’à la maison. Après avoir passé cinq minutes à gratter les restes de terre entre mes doigts et sous les ongles, je lui ai dit qu’elle avait intérêt à en faire bon usage. “Oh t’inquiètes pas. On a de la chance qu’elle soit trop grosse, sinon ton frère l’aurait balancée au feu!”.

Souriez, vous êtes filmées!

L’année dernière, à la même période, j’étais au niveau A2 en langue des signes, et les élèves du B1 nous disaient d’un air nostalgique: « Ahlala qu’est-ce qu’on rigolait en A2 ! » (donc en B on s’ennuie, merci de prévenir…). Maintenant que je suis à leur place je les comprends. Non on ne s’ennuie pas du tout… il y a juste un nouvel élément qui entre en jeu. Notre grand copain le caméscope. D’abord le prof nous donne une BD ou un texte à signer, 15 minutes de préparation (une semaine quand on a de la chance et qu’on n’a plus le temps), puis on signe devant la caméra, et ensuite on regarde la vidéo tous ensemble (deux fois pour bien en profiter, et en mettant pause toujours au moment fatidique où on fait une tête horrible).

Le plus dur c’est de se lancer. « Qui commence ? » demande Vincent. C’est là que les regards se baissent et les mains se planquent sous les genoux ou derrière les chaises… puis la première s’autodésigne (souvent la même) et les autres sortent pour attendre leur tour, l’une après l’autre, jusqu’à la dernière (souvent la même aussi, c’est à dire moi Clin doeil). Et que fait-on pendant qu’on attend ? On décharge notre stress sur les élèves du A3 en leur disant qu’on rigolait bien avant (mwahaha vengeance Langue).

 

camsigne

 

Chaque fille qui vient d’être filmée sort en lançant un petit commentaire: « Pffff j’ai oublié plein de trucs! » ou dans un autre genre: « Je veux rentrer à ma maison! », comme l’a si bien dit Janick mercredi dernier. C’est vrai qu’on oublie toujours plein de trucs. Quand on s’entraîne, on pense être plus ou moins au point, on y va, et une fois qu’on y est on pense juste à la manière la plus rapide de sortir de cette pièce. Les oublis sont involontaires… sauf dans certains cas. Les cas comme mercredi dernier, quand on s’interrogeait toutes sur la salade composée. « Eh ben, un grand bol de salade dans lequel on jette d’autres trucs ? » ai-je proposé d’un ton hasardeux. Proposition accueillie par des haussements d’épaules et des mines plus ou moins convaincues. Mais j’ai finalement signé la salade tout court, pour apprendre qu’en fait j’avais raison (raaaah Anne-Laure prends des initiatives bon sang!^^). C’est mon truc ça. Vincent me dit: « Tu as oublié de dire ça », et moi: « Ah oui complètement oublié! » (ouais j’y peux rien si j’ai la mémoire sélective Clin doeil).

Quand on a fini on regarde la version du prof, et là on se sent très bêtes parce qu’à le voir comme ça c’est tout de suite plus logique. Ça fait un peu peur aussi. Il y a deux semaines, on a fait un extrait de BD, et Vincent nous dit qu’on va visionner la version de notre ancien prof. « Ooooh Lilian…! » s’est-on exclamées, d’un ton attendri et nostalgique. En voyant la vidéo, on a retrouvé un soucis du détail qu’on avait presque oublié, et dont Vincent nous a expliqué l’importance. C’est dans ces moments-là qu’on se dit qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire…

On a raconté tout ça aux filles du niveau A3, et après un « Ooooh Lilian, moi aussi j’veux voir! » (la transition avec leur nouveau prof n’a pas été facile…), elles nous ont confiées qu’elles n’étaient pas spécialement impatientes d’être à notre place. Oh mais si c’est marrant, surtout le visionnage. Bon ok, la première fois je marmonnais, enfoncée dans ma chaise: « Je crois que je vais être malade ». « Mais non mais non, ça va passer » me disait Janick, habituée à la boule de stress que je suis. Elle avait raison en fait. Je me plains mais je suis bien consciente de l’utilité de la chose. Ça nous permet de nous entraîner, et ça évite à Vincent de baisser et lever la tête toutes les 2 secondes ½ pour suivre ce qu’on dit tout en prenant des notes. Et je reconnais qu’au bout de la quatrième fois, même moi je suis un peu plus calme.

Non seulement c’est utile, mais en plus c’est efficace… j’ai l’impression qu’on est loin d’en avoir fini avec ça emoticone

 

Des mots qui sonnent bien

« Au début de son apprentissage, il n’est pas rare que l’apprenant se découvre des affinités avec certains mots, car ils ressent une attraction pour leurs sonorités, sans pour autant en saisir le sens »

En disant cela jeudi matin, Mr Allouche (surnommé affectueusement Grand-Pa Mini par Janick et moi-même) ne se doutait pas qu’il venait de déclencher une drôle d’idée dans nos esprits farfelus. On s’est immédiatement mises à penser à des mots qu’on aimait bien, en passant le reste de la journée attentive de façon inhabituelle à tous le mots qu’on entendait. J’ai d’ailleurs continué à y penser durant le week-end…

Il y a d’abord ceux qui nous plaisent à l’oreille sans pour autant avoir un sens très poétique:

parapluie

moribond (ah j’adore)

défectueux

aliéné

nocif

sépulture (celui-là est joli dans son sens symbolique aussi)

moisi

détritus (pas poétique pour un sou celui-là mais il sonne bien je trouve)

 

Ceux qu’on dit souvent:

immonde (rien de tel qu’un beau « ooooh mais c’est immmmooonde !! » pour marquer son indignation)

névrosé

moisi (je sais je l’ai déjà dit)

approximatif (mon préféré je crois emoticone)

stratagème

en l’occurrence (je sais ça fait deux mots, mais je le dis tout le temps)

biscornu

farfelu

pathétique (adoré et employé dès que possible, à l’oral du moins)

improbable (deuxième préféré)

incroyable 

lamentable

minable (prononcez miii-naaa-bleeuu !!!)

détestable

et à peu près tout ce qui finit en –able (surtout si c’est un truc méchant) Langue

 

Ceux qui sont jolis mais qu’on utilise rarement (voire jamais):

dithyrambique

didascalie (on dirait le nom d’une petite mélodie)

acuité

épiphanie

pluriséculaire (on l’aime beaucoup celui-là mais pas facile à placer dans une conversation)

éclectisme

 

En tant qu’étudiante attentive et curieuse de la Langue des Signes, je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux signes que je préfère, je ne peux pas les montrer mais je les cite quand même:

rattraper (découvert y’a pas longtemps, représente très bien le sens du mot)

refuser (un peu comme une pichenette, à la fois mignon et pas gentil)

amant (j’adore j’adore)

oublier (que j’utilise assez souvent, petite tête-en-l’air que je suis)

neige (les flocons qui tombent tout doucement)

religion (« le lien avec le ciel »)

imbécile (à la fois marrant et pas gentil)

 automne (les feuilles qui tombent)

communiquer (peut filer des crampes aux poignets mais je l’aime bien)

 …et sûrement beaucoup d’autres que je ne connais pas encore  Sourire

Ecoute ce que dit le professeur…

Revoir mes cours en période de révisions me rappelle que si parfois on s’ennuie en cours… parfois non Clin doeil

Tous les pays ont une politique linguistique, décider de ne rien faire c’est aussi une politique linguistique.

La France a dû mettre de l’eau dans son vin monolingue.

* H.Boyer (sociolinguistique)*

A vous de déguster le mille-feuilles énonciatif.

* JM.Sarale (analyse de discours)*

Tout apprenant est un grammairien qui s’ignore.

Si vous n’êtes pas capable de me dire ce qu’est le français fondamental je me jette par la fenêtre.

* JM.Prieur (didactique)* 

Ce n’est pas parce que le mot « racisme » n’existait pas dans l’Antiquité qu’il était inexistant.

A cette période les grecs imaginent un monde circulaire dont la Grèce est le centre. Pour eux, les gaulois sont des réducteurs de tête, l’Inde est peuplée de monstres et les éthiopiens sont immortels…

On peut très bien être enseignant à la Sorbonne et avoir l’esprit complètement tordu.

* J.Meyers (origines de la xénophobie et du racisme) *

Au point de vue anthropologique, le mâle le plus haut placé est le plus grand et le plus costaud, sauf exceptions, le Pape par exemple, mais là c’est une astuce qu’on appelle le complexe de Napoléon.

* C.Béal (parole et gestualité)*

[Y'en a d'autres mais je les ai pas en tête...]

 


 

 

Un bain de nostalgie…

Mes collègues de boulot cet été disaient que j’étais toujours de bonne humeur, souriante, et toujours quelque chose à dire (peut-être même trop de choses à dire ^^). Sauf qu’à l’intérieur je suis une vraie boule de nerfs, toujours en train de m’angoisser à propos d’un truc. Même si mon optimisme prend vite le dessus, heureusement. Quoiqu’il en soit, ces derniers temps, je cogite pas mal. Tellement, que je m’endors en musique, histoire d’empêcher tout cogitage (oui je sais on dit « cogitationnement » emoticone) . Et franchement, je sais pas pour vous, mais moi le cogitage intensif, ça-me-fa-tigue. Je viens de passer plusieurs jours chez mes parents . Ma tante était en visite, et ça m’a rappelé toutes ces soirées avec elle et ma cousine Lolie, quand on rentrait toutes les trois à pieds chez Nat, à 3h du mat’, mais qu’on se couchait à 4h30, parce qu’on n’avait pas sommeil et qu’on faisait des défilés dans la chambre en pyjama d’hiver super sexy^^ On était réveillées par la voisine du dessous qui mettait la musique à fond, et on se vengeait en marchant d’un pas bien lourd et en bougeant les chaises pour faire plein de bruit.

Dimanche, on était chez ma grand-mère, et en nous voyant là, j’ai repensé à tous ces moments dans mon enfance. Quand ma mère me laissait avec mes cousins et qu’on s’installait pour regarder mon grand-père casser les olives, ou les pignons de pin (avec un gros caillou, ou un marteau…mais avant un certain âge c’est pas recommandé le marteau). Tous les après-midi avec ma tante Rocio, grande adepte du « Touche pas à ça ! Tu vas le casser! », mais qu’on adorait parce qu’elle faisait des farces et qu’elle avait plein de jeux (et surtout plein de livres et de films d’horreur langue).

Entendre ma mère dire « nos vamos » et discuter encore une demi-heure. Maintenant c’est moi qui dit « j’y vais » et ma grand-mère répond toujours « ya te va’? ». On peut y passer deux heures, elle va quand même demander si on part déjà… Les discussions en franpagnol entre ma mère et mes tantes qui m’ont toujours semblées si naturelles, et les « culito veo culito deseo » qu’elles chantaient en coeur quand les plus petits voulaient tout faire comme les grands.

Mon grand-père qui voulait qu’on arrête de sauter sur le lit (parce qu’on risquait de se tuer): « Nena! Te va’ a cae’ y te va’ a mata’! », et qui chantonnait tout le temps « Eres más feo que tu abuelo ». On est 12, et aucun de nous n’oubliera qu’on est tous plus moches que lui emoticone.

Mon oncle qui me disait systématiquement: « Ana-Laura! Enléva tes doigts dé la boucha! », parce que j’étais impressionnée et que je disais rien (j’aurais pu être la petite fille modèle si je chialais pas pour un rien…).

Quinze ans plus tard, dans la même salle à manger, j’ai eu l’impression de retrouver cette ambiance, même si mon grand-père n’est plus là. Chez mamie Rosa, c’est comme à la maison…et ça, c’est bon pour mes problèmes de cogitage emoticone

C’est un lion ça ?!

Lundi, après plusieurs jours de pluie et de grisaille déprimante (oui à Montpellier aussi il fait parfois un temps de merde comme partout), le soleil a enfin pointé le bout du nez. A cette occasion, ma mère et ma belle sœur décident d’emmener mes neveux au zoo.

D’après mes calculs ils devaient arriver vers 12h30 mais un trajet de 2h et quart avec deux gosses de 2 et 4 ans s’allonge un peu (faut bien compter les pauses pour les faire manger et courir dans tous les sens, histoire qu’ils fassent une bonne grosse sieste dans la voiture), c’est donc à 13h30 que je les retrouve chez moi. Après avoir réussi à séparer ma nièce de ma grosse peluche et avoir sauvé cette même peluche des mains indélicates d’Arthur, en route pour le zoo.

« On va voir les lions, c’est où les lions? » impatients, mes neveux scrutaient chaque enclos dans l’espoir d’y découvrir Simba (ou plutôt Nero, en l’occurrence). Sauf qu’on n’a pas tourné au bon moment et du coup on a marché pendant deux heures avant de les trouver. Entre temps, on s’est arrêté voir plein d’autres animaux, il a fallu convaincre Satine qu’elle n’emmènerait pas le guépard à la maison et expliquer à Arthur qu’il avait beau hurler comme un loup, ça ne fera pas sortir l’animal de sa cachette… J’ai installé ma nièce sur une barrière en bois pour qu’elle voit mieux les singes, et après avoir regardé le tas de ronce sous ces pieds, elle me dit d’un air inquiet : « Tu me jettes pas hein?… Non parce que si tu me jettes euh ça mal en bas après! » (bien, je vois que la confiance règne mmmm).

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Comme tous les enfants ils ont grimpés sur les sculptures en bois des animaux, dont le dos est devenu tellement lisse que mon neveu se croyait sur un toboggan. C’est vrai que ça glisse, j’ai essayé (hé ho y’a pas que les enfants qui ont le droit de s’amuser emoticone). J’ai appris que ma belle sœur avait peur des autruches, il faut dire que celle qui est borgne n’inspire pas vraiment confiance. Je me souviens qu’une fois, un mec du zoo était entré dans l’enclos pour récupérer les lunettes d’un gamin, il n’avait pas l’air rassuré et jetait des regards brefs à l’animal derrière lui qui l’observait de son œil intéressé…

On a passé pas mal de temps à courir derrière ma nièce qui est en plein dans sa période « c’est bon, je suis grande, je fais tout toute seule » (et ça court vite ces petites choses là!). Sa mère a réussi à la rattraper pour l’amener voir l’enclos des ours, et après s’être doucement penché, elle nous balance de sa petite voix aiguë: « C’est un lion ça!? ». On lui dit que bien sûr que non, ça c’est un ours, et elle répond tranquillement: « Pffff il est même pas gros »… Bon je crois qu’il est grand temps qu’on le trouve ce lion mmmm

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Enfin on y est, 5 minutes avant le fermeture de l’enclos, mais on y est. « Et celui-là on peut l’amener à la maison? ». Ah beh entre le guépard et le lion, on va être bien lotis, va falloir penser à investir dans un très grand jardin…

Quoi de neuf ?

Ça y est c’est l’année de la Licence…

L’année où on sait qu’il faut assurer parce qu’on passera pas avec un semestre de retard, l’année où il faut chercher un master, et dans mon cas, l’année où le programme des cours a été réorganisé. On a des cours avec d’autres licences. Conséquences, on se retape des matières qu’on a déjà eu. Petit retour sur l’enseignement du français langue étrangère (j’ai juste une dizaine de fiches de révision à la maison sur le sujet) et la phonétique pour débutant : combien de sons y a-t-il dans ce mot? (ça fait juste deux ans qu’on nous répète qu’il faut dire « phonème » et pas « son »). En même temps c’est bon pour l’égo. On la ramène moins quand on va en analyse de discours avec les lettres modernes, au bout de 5 séances on n’a toujours pas compris où il veut en venir.

Heureusement il y a aussi du bon. On apprend à comprendre les erreurs des étrangers en français (j’ai un petit penchant pour « feu d’arpipice » emoticone) et avec le cours de parole et gestualité, on pourra bientôt déceler toute forme de mensonge ou toute tentative de manipulation (c’est beau de rêver). Et ils ont donné un nouveau nom à notre Licence, dont je ne me souviens jamais parce qu’il est trop long et que je préfère quand même dire « Sciences du Langage » c’est un peu mystérieux, ça fait moins fuir les gens…

Mis à part les cours, je me suis inscrite pour bosser en intérim. Je sens encore les courbatures, agréable résultat du boulot que j’ai eu mardi matin. J’étais censée me lever à 4h, donc je me suis couchée à 22h lundi soir (ce qui est vraiment très tôt pour moi). J’ai dormi pendant 1h avant de me réveiller avec la même énergie que ma nièce quand elle se lève de la sieste… Après une tisane, un peu de lecture et un super méchant éliminé dans Zelda DS, j’ai fini par me rendormir…vers 2h.

C’est donc plus ou moins réveillée que je débarque à Inter, où tout le monde court partout. Je vais à l’étage, et demande à une petite blonde où est le responsable. « Pas là, en bas, désolée »… mmmm Sur ce, elle s’en va, et je comprends que je vais devoir me démerder pour retrouver un mec que je n’ai jamais vu, dans un magasin où je n’avais jamais mis les pieds jusque là. Je finis par repérer le boss, qui me fait aligner tous les produits sur le bord des rayons. Sur le moment je me suis dit que ranger des boîtes de céréales c’était pas le plus désagréable des boulots. Ça s’est corsé quand j’ai du aller en réserve pour remplir ce que le chef appelle des tekniks. C’est juste un peu plus grand qu’un caddie, sans les roues, et à monter soi-même. Quand j’étais petite j’adorais les jeux de construction, et le moyen de ranger tous les produits à l’intérieur de façon à ce que ça rentre est bizarrement assimilable à un Tetris. Comme dirait Mary Poppins: « You find the fun and snap! The job’s a game ». Bon là j’avoue que j’ai quand-même été très imaginative… Ils ne m’ont pas rappelé, et tant mieux. J’avais cours l’après-midi et j’ai vraiment eu du mal. Quand je me suis levée le lendemain, je sentais plus mon bras, le Tetris géant et les sacs de croquettes de 10 kilos n’ont pas été sans conséquences…

La reprise de la LSF a été comme une bouffée d’air frais^^ Ça manquait, même si Jane et moi, on s’en sert assez souvent à la fac (très pratique quand plusieurs personnes sont assises entre nous ou qu’on n’est pas dans la même rangée), les autres filles ont fini par s’y faire. Il y a moins de vocabulaire nouveau, mais on apprend vraiment comment s’exprimer, organiser notre pensée, en évitant toujours le français signé… C’est génial emoticone

Mon niveau A4, suite et fin…

La fin du A4 était surtout axée sur la localisation et la préparation à l’évaluation…

Jeudi après avoir révisé la syntaxe avec un exercice de reformulation, plus ou moins de la traduction en fait, ce que je préfère (mais bon si j’aimais pas la traduction y’aurait de quoi s’inquiéter, parce que j’étudie pour être interprète quand même…), et la jolie phrase à rallonge de Vincent (« J’habite dans un petit village bla bla bla… » voir l’article sur le A3 pour plus d’infos), on reprend les exercices à base de dessin. Une feuille blanche pour l’une, une image à décrire pour l’autre. Coup de bol, j’étais du bon côté de la table, celui où on ne dessine pas emoticone A la fin, on s’est rendu compte que celles qui décrivaient avaient du exagérer l’arbre sur la place car dans la plupart des cas, il a fini par prendre la moitié de la feuille. Ça explique pourquoi le dernier immeuble que j’ai décrit était bizarrement ratatiné. Quand on commence ce genre d’exercice on se dit toujours que ça va être catastrophique, mais finalement ça allait. Il faut dire qu’on y a passé du temps. On a fait signe à Vincent pour demander une pause mais il voulait terminer, ce qui fait qu’au bout d’un moment, l’une de nous est partie dans un fou rire inexplicable, une autre avait sortie son goûter, et une autre regardait sa coéquipière bizarrement comme si son « cerveau s’était mis en pause » (ce sont ses propres mots emoticone).

A la fin de l’après-midi, on apprend qu’on sera filmé le lendemain matin, sur la traduction an langue des signes d’un texte sur l’Eurotunnel, un texte accueilli par des expressions de surprise, et pas une bonne surprise. D’après le prof, si c’est facile, c’est pas intéressant (ben voyons mmmm).

Vendredi matin, chaque fille qui arrivait s’empressait de demander : « Comment on dit tunnel? ». Et comme personne ne savait on a déduit, comme souvent (eh oui quand on sait pas on déduit, en mimant ou en décrivant comme on peut, et parfois on tombe juste, contrairement aux langues orales où la divination du vocabulaire reste quand même beaucoup plus délicate…). Chacune notre tour, on allait dans la pièce, signer devant la caméra et vue seulement par la fille qui passait avant nous, et qui donnait son avis à la fin. Sauf pour moi qui suis sortie sans rien demander dès que j’ai fini, tout ça sur vidéo… je me suis marrée toute seule quand je me suis vue partir avec ma feuille, d’un air complètement dépité.

L’après-midi était réservé au visionnage et à l’évaluation. C’était intéressant de voir comment chacune avait contourné les problèmes de vocabulaire, comment certaines expliquaient absolument tout avec les détails et comment d’autres oubliaient complètement une phrase (moi par exemple^^). Finalement je m’étais pas tellement plantée, et tout le monde regardait le prof donc mon air dépité est passé assez inaperçu langue Il y a même eu un fou rire sur vidéo, que j’ai raté parce que c’était mon tour de me faire évaluer…

C’est bizarre parce que les exams m’ont toujours fait peur, mais quand on demande un volontaire je suis toujours dans les derniers, histoire de faire durer le stress encore un peu plus longtemps… C’est l’interprète de l’association qui nous évaluait. J’avais un peu la pression, après tout elle est assez bien placée pour savoir si je peux continuer. Elle m’a donné une BD à raconter et quelques reformulations, et m’a parlé des formations d’interprète en terminant par « c’est très bien continuez » (ouf!).

Voilà pour le A4. Depuis, j’ai commencé le niveau B1 en cours du soir, ça change de la formule intensive. C’est mieux parce qu’on signe un peu toutes les semaines, mais on n’est quand même moins dans l’ambiance que pendant le stage intensif. On progresse aussi plus vite en stage, après les niveaux 3 et 4, j’arrive à discuter un peu et à comprendre les discussions du bar LSF sans qu’on m’aide… ça y est je suis une grande maintenant emoticone

Mon niveau A4

Un résumé un peu tardif, il attendait bien au chaud, dans un coin de mon pc, il attendanit que je prenne le temps de le terminer…

Donc, après le deuxième stage intensif de l’été, me voilà prête à attaquer le B1 (qui commence dans 4 jours… il était grand temps que je me penche sur ce niveau A4). C’est marrant, il n’y a pas si longtemps, j’avais l’impression que les élèves du B1 étaient super forts, alors que là, maintenant que j’y suis, je ne me sens pas spécialement douée.

 

Bon alors, mon niveau A4. Comme l’avait dit Vincent, beaucoup de localisation. Mais aussi un peu de syntaxe, pour notre plus grand plaisir (non mais sérieusement, on était contentes de pouvoir apprendre enfin à former des vraies phrases sans faire de français signé). Bon c’est sûr, pour l’instant on se limite à «je prends le bus» et «la nuit tombe»… ah non on sait aussi dire que «quand il est minuit à Paris il est 6 heures à Chicago» (c’est bon à savoir). Le but était surtout de comprendre le principe de formation des phrases.

 

Lundi on commence bien la semaine, avec Lilian qui tente tant bien que mal de nous faire comprendre l’utilisation des adverbes de temps, notion plutôt abstraite, bien galère à expliquer sans parler. Et on a galéré pendant un petit moment d’ailleurs, mais comme on n’est pas des cas désespérés non plus, on a fini par y arriver. Il a fallu un vrai travail d’équipe pour que tout le monde saisisse le sens du signe qui correspond à « de temps en temps », celles qui avaient compris s’associaient au prof pour trouver des exemples. La matinée n’a pas été de tout repos, heureusement, l’une de nous avait pris la manie de prévenir Lilian de l’heure de la pause, à la minute près.

L’après-midi, on reprend le bon vieil exercice qui a fait ses preuves, on prend une image et on fait deviner aux autres de quoi il s’agit. Cette fois-ci, on devait décrire la spécialité d’une ville et la placer sur la carte (oui c’est un peu périlleux comme exercice, faut connaître sa géographie). Mais encore faut-il reconnaître ce que l’image représente… Moi, je devais leur faire comprendre Strasbourg. J’avoue avoir cédé à la facilité quand, au bout d’un moment, je leur ai signé « chien chaud », en comptant sur leurs notions d’anglais (allez les filles vous pouvez le faire emoticone). J’attendais que Lilian me dise que c’est de la triche, mais j’ai pu retourner m’asseoir tranquillement. Ce genre d’exercices me stresse un peu, on est debout et tout le monde regarde… pour une future interprète ça la fiche mal je sais bien, alors je tente de rester aussi zen que possible, et j’ai fait des progrès il paraît (allez encore un effort on y est presque…)

interprète

Mardi on révise les villes avec un exercice mettant au défi notre imagination. Inventer une histoire avec trois villes, le but étant de se rendre de l’une à l’autre avec deux moyens de transports différents choisis par le prof. Pour ma part, le bus et le tram. Ah ok, Strasbourg/Bordeaux/Nîmes en tram c’est tendu quand même… J’ai fait un truc un peu tordu mais je m’en suis plus au moins sortie. Quand je vous parle de mettre au défi notre imagination, c’est plus particulièrement pour le cas de Janick, qui devait se rendre de Paris à je ne sais où… en fusée! Alors bien sûr, tout le monde à une fusée chez soi bien entendu, mais elle a préféré mettre en scène Sarkozy qui prend ses petites vacances avec sa petite famille dans sa petite fusée privée. Ça c’était marrant langue

Après manger, encore des images. On commence simple, signer une personne qui marche, puis qui court, qui monte les escaliers… On finit avec la file d’attente du cinéma, la foule qui manifeste… J’ai beaucoup aimé cet exercice, c’est très important de savoir placer le décor et les personnes en langues des signes, c’est par là qu’on commence. Depuis, je m’amuse parfois à observer l’endroit où je me trouve et à me demander comment je décrirais la pièce et les gens qui s’y trouvent, pas toujours facile…

Mercredi on se lève chacune notre tour pour signer une petite histoire (oui nous on aime bien les histoires emoticone) en rapport avec un petit dessin, moi j’ai choisi le plongeur qui fait des pirouettes et se rate lamentablement en faisant un plat, enfin moi j’avais juste fait les pirouettes, c’est le prof qui l’a fait se louper. On termine la matinée avec les pays, même principe que pour les villes mais avec des images de drapeaux, et même problème de géographie (euh la Bulgarie c’est où déjà? Enfin je sais à peu près mais… euh non, en fait je sais pas!).

 

bulgarie
maintenant je sais…

Á midi, on dit au revoir à Lilian, pour retrouver un peu plus tard un Vincent tout juste revenu de vacances. On a à peine le temps de lui dire qu’il est tout beau et tout bronzé qu’il nous parle de révisions car l’évaluation c’est bientôt (merci pour l’ambiance mmmm). Je l’ai déjà dit, la différence de pédagogie des deux profs nous a surpris au début, et même maintenant, quand on change après deux jours et demi, ça fait drôle.

Après avoir terminé l’exercice sur les pays, à coup de « mon dieu qu’est-ce qu’il est gentil Vincent » (traumatisées nous? non…) et « il va doucement dis-donc » (bizarrement toutes celles qui trouvaient que Lilian allaient trop vite avaient fini par s’y faire…), on finit avec un jeu comme on les aime. Par deux, une qui décrit et l’autre qui dessine, jusque là je n’ai jamais été celle qui dessine, et ça vaut mieux pour tout le monde… Sauf que cette fois, c’était un jeu de construction (chouette chouette des Légo!), une qui construisait et décrivait à l’autre, qui devait construire exactement la même chose. Comme on voyait pas ce que l’autre faisait et qu’on avait l’impression de tout faire comme il faut, on était généralement plutôt confiantes, jusqu’à ce que Vincent passe, avec sur le visage un air pas très convaincu… J’avais refait exactement la même construction, sauf qu’elle était toute inversée, comme si on la voyait dans un miroir. Janick s’est penchée sur mon oeuvre, perplexe : « Mais comment tu t’es débrouillée ? »… Que voulez-vous? Je tourne pas rond, depuis le temps que je le dis…

La suite très bientôt (ouh suspense suspense emoticone)

 

Bon Dimanche…

 

C’est les vacances… ou presque. Depuis un mois je bosse dans un supermarché, un de ceux qui ne vend que du « faux » ketchup (aux dires de certains clients). Petit coin plein de touristes, difficiles à virer au moment de la fermeture du magasin… Le plus dur c’est pas de les faire partir (une fois la radio coupée et les lumières éteintes, ils comprennent assez vite que c’est le moment de se barrer… quoique…), non le pire c’est de se débrouiller pour qu’aucun nouveau client ne rentre. Dimanche (oui on ouvre le dimanche, normal c’est les vacances), au bout de 4h intensives debout à la caisse et toute une matinée à demander aux gens « Vous êtes sûr que vous avez pas de monnaie ? », mes collègues ont commencé à délirer à propos du cutter que chacune de nous a dans sa poche et dont on aurait pu se servir pour les faire fuir (faut les excuser, elles avaient très faim).

Bref, j’ai finalement réussi à rentrer chez moi, pour repartir presque aussitôt au repas familial organisé pour nos cousins espagnols. Je débarque à 14h30, pensant arriver pour le dessert, mais on m’accueille en me proposant un apéro (visiblement on mange aussi à l’heure espagnole pour l’occasion…). Je fais mon petit tour de table, où tout le monde persiste à me dire que je suis belle (on va pas les contrarier, ils pourraient se vexer emoticone) et que j’ai minci (c’est pas l’impression que j’ai quand j’essaie tant bien que mal d’enfiler mon jean mais bon). J’échappe comme je peux aux 45 bises et tente sans grand succès d’obtenir un bisou de mes neveux avant de manger ma salade sauce braguette (je suis pas sûre que beaucoup de gens connaissent, c’est une sauce aux câpres et cornichons, elle est très bonne et en plus son nom me fait marrer… fin de la minute culinaire merci emoticone). Autour de la table, séquence de karaoké improvisée par moi même, ma cousine et son mec, soit une caissière, une employée de la station essence et un manutentionnaire, dans des magasins différents mais où passe la même radio (fréquence mousquetaire, ou comment vous faire détester des chansons que vous aimiez à la base…).

Passés les traditionnels «Viva España» et «Porompompero» entonnés par mon oncle, on entame la chanson des crocodiles qui s’en allaient à la guerre, avec tellement d’enthousiasme qu’une de mes cousines y a laissé sa voix (c’était bizarrement calme pendant un moment après ça^^). Plus tard, on sort la pâte à modeler pour occuper nos petites señoritas, et au bout d’une demi heure c’est un vrai atelier pour petits et grands, au service de Lucia et Victoria, qui validaient ou détruisaient nos œuvres. Au bout de 3 ou 4 «Hazme otro este es feo» («fais-en un autre celui-là est moche»… Victoria la reine du tact et de la délicatesse), quelques un abandonnent pour se lancer dans une interminable partie de pétanque. Pour ma part, j’essayais tant bien que mal d’éviter que ma nièce qui courait partout se fasse rentrer dedans par le petit Paul et son kart à pédales (du coup c’est moi qui me suis fait rouler sur le pied au moins deux ou trois fois… ah les enfants quel bonheur emoticone). Vers 19h, au moment du dessert (pour info on a repris le repas vers 22h30, eh oui faut tout manger pas de gaspillages…), un petit spectacle bilingue nous conte l’histoire de « Maria Mocheta » ou comment une princesse très moche arrive à séduire un beau prince avec son sens de l’humour. J’essayais de traduire à mes neveux, mais l’un deux était subjugué par Marie Mochette et l’autre me répondait par des «j’ai peur j’ai peur» (faut dire que Maria elle était vraiment moche quand même).

 

En clair un dimanche très reposant emoticone En même temps l’été dans ma famille, ça fait un peu l’effet «tribu», la piscine chez mes parents prend l’allure de piscine municipale. Dans ces moments-là je me dis que je passe un peu pour une insociable, avec mon bouquin et mes chips, à attendre que tout le monde soit sorti de l’eau pour aller me baigner. J’y suis pour rien moi, j’aime le calme et je le trouve même si c’est tout agité autour (insociable j’vous dis). Les espagnols sont repartis mardi, ils auraient bien voulu rester «au frais»… oui 35° pour des andalous c’est frais, mais le petit Álvaro n’a pas réussi à convaincre ses parents de construire une maison à côté de la mienne (pauv’ p’tit chou). Et moi avec tout ça je suis bien contente de dire que j’ai pu progresser un peu en espagnol… et en anglais à force de renseigner tous les touristes hollandais au boulot. Viva Vacaciones emoticone

 

 

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