Archives pour la catégorie et la Langue des Signes

Bohemian Rhapsody (ASL)

Depuis quelque temps j’ai ce réflexe d’essayer de traduire les chansons que j’écoute en Langue des signes (ça va jamais bien loin mais un jour j’espère finir par y arriver^^). En écoutant cette magnifique chanson qu’est « Bohemian Rhapsody », j’ai eu l’idée de vérifier ce que ça pourrait donner en LSF… pas trouvé, mais quelques versions en Langue des signes américaine plutôt sympas.

Une fille qui a l’air de s’être donné du mal à faire son clip. J’aime beaucoup sa façon de signer que je trouve très gracieuse, mais parfois elle se tourne un peu trop sur le côté donc c’est plus très clair…

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Un mec tout seul lui par contre, et qui a le mérite de plutôt bien gérer la chanson à partir de 3 minutes 10 quand ça devient bien rapide, c’est marrant il se met un peu à sautiller partout (comme moi, sauf que moi je signe pas je commence juste à péter un câble à ce moment précis de la chanson Clin doeil)

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Is this the real life ? Is this just fantasy ?

Caught in a landslide
No escape from reality
Open your eyes
Look up to the skies and see
I’m just a poor boy (Poor boy)
I need no sympathy
Because I’m easy come, easy go
Little high, little low
Any way the wind blows
Doesn’t really matter to me, to me

Mama just killed a man
Put a gun against his head
Pulled my trigger, now he’s dead
Mama, life has just begun
But now I’ve gone and thrown it all away
Mama, ooh
Didn’t mean to make you cry
If I’m not back again this time tomorrow
Carry on, carry on as if nothing really matters

 

Too late, my time has come
Sends shivers down my spine
Body’s aching all the time
Goodbye, everybody
I’ve got to go
Gotta leave you all behind and face the truth
Mama, oooooooh (Anyway the wind blows)
I don’t want to die
Sometimes wish I’d never been born at all

 

[Guitar Solo]

 

I see a little silhouetto of a man
Scaramouch, Scaramouch, will you do the Fandango
Thunderbolt and lightning, very, very frightening me
(Galileo) Galileo (Galileo) Galileo, Galileo Figaro
Magnifico-o-o-o-o
I’m just a poor boy nobody loves me
He’s just a poor boy from a poor family
Spare him his life from this monstrosity

 

Easy come, easy go, will you let me go ?
Bismillah! No, we will not let you go
Let him go
Bismillah! We will not let you go
Let him go
Bismillah! We will not let you go
Let me go (Will not let you go)
Let me go (Will not let you go) (Never, never, never, never)
Let me go, o, o, o, o
No, no, no, no, no, no, no
(Oh mama mia, mama mia) Mama Mia, let me go
Beelzebub has the devil put aside for me, for me, for me !

 

So you think you can stone me and spit in my eye So you think you can love me and leave me to die

 

Oh, baby, can’t do this to me, baby
Just gotta get out, just gotta get right outta here

 

[Guitar Solo]

 

Nothing really matters Anyone can see

Nothing really matters Nothing really matters to me

 

Any way the wind blows… 

Chansons signées (oui j’adore ça!) LSF & ASL

Enfin des chansons en Langue des Signes Française. Celles-ci ont été présentées à l’occasion de la fête de la musique, à Salon de Provence, par l’ACSE (Association Communication Sourds et Entendants) « Le Cygne ». 

« Je suis un homme » de Zazie. J’aime bien comment la fille signe, c’est très fluide. Bon, la traduction est bizarre par moments mais ça passe bien.

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« Hasta Siempre » de Nathalie Cardone. J’adore la chanson, et la version signée est très sympa, j’aime bien comment elle case l’action de manifester, dans les petites pauses musicales. Mais surtout, j’ai appris le signe pour « Ché Guévara », et ça j’aime! emoticone

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Je n’ai pas pu m’empêcher de vous mettre une vidéo de ma « chansigneuse » préférée, qui interprère ici « Picture to burn » de Carrie Underwood, en Langue des Signes Américaine (ASL). C’est très agréable à regarder, et elle arrive à calquer son rythme sur celui de la chanson, en coupant le son on a vraiment l’impression qu’elle chante en signant, j’aime beaucoup.

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Mon niveau B3 (les râleurs, les interfaces et les interprètes)

Comme l’été dernier, je me suis inscrite aux stages intensifs en Langue des Signes. Cette fois-ci j’ai raté le premier jour, pour cause d’entretien à la fac de Paris, pour l’école d’interprète (si ça c’est pas une bonne excuse quand même… emoticone).

Bon, j’ai pas été prise, j’ai du culot m’a-t-on dit, de me présenter alors que j’ai commencé la LSF il y a même pas 2 ans. « Mais c’est bien, il en faut », merci monsieur mais c’est surtout qu’il n’y a pas énormément de choix pour les formations d’interprètes, donc j’ai tenté le coup. « Vous avez un niveau de français excellent, très correct », bon c’est cool la moitié du chemin est faite alors… Je me suis réjouis de ce qu’on m’a dit, un « non » teinté d’encouragements c’est quand même mieux qu’un « Que faites-vous là ? Changez de métier! ». Il va falloir que je les exploite ces « réelles compétences »…

J’arrive donc le mardi, avec Janick qui avait raté le premier jour pour les mêmes raisons que moi (non on fait pas exprès c’est le hasard si on était convoquées le même jour je le jure^^). C’est avec plaisir qu’on retrouve des élèves des stages de l’an dernier, en plus de faire la connaissance de quelques autres… En fait ils ont fait les stages durant l’année pendant que nous on reprenait les cours hebdomadaires. Sauf que nous on était maximum 7 dans nos groupes, et eux environ deux fois plus… Résultat, on avait rien raté le lundi puisqu’ils ont fait des trucs qu’on avait déjà fait. Bon ça tombe très bien, parce que la BD sur l’aigle et les oiseaux, j’avais pas trop envie de la retraduire en LSF. Nous on a eu droit à la fin, c’est à dire la meilleure partie, la correction en vidéo de Lilian, toujours aussi drôle, et effrayante (mais oui un jour j’arriverai à faire ça mais oui…). « Et c’est lui qui va nous évaluer à la fin du B4… ? » disaient quelques voix peu rassurées. Euh bon j’avoue ça me rassurait pas trop non plus, mais en fait ça sera pas lui visiblement. Dommage quand même, l’interprète qui nous a évalué l’an dernier utilisait un peu trop la parole je trouve, au moins avec lui on était sûrs que l’évaluation aurait été 100% LSF. 

Ce niveau-là était plus axé sur l’expression. Au programme, traduction d’un article de journal, et expression libre mais avec une petite condition, pour moi la condition c’est que mon histoire soit drôle. Je n’ai pas eu le temps de la raconter, c’est prévu au programme du B4, mais j’avoue que ce n’est pas facile. Déjà moi les histoires drôles je m’en rappelle jamais, alors en Langue des Signes… Il faut que ça soit visuel, donc voilà si vous connaissez des bonnes blagues je suis preneuse emoticone

On a aussi eu la description de certains pays, notamment le Canada, qui nous a donné des envies de crêpes au sirop d’érable, et la Norvège, qui nous a fait rêver d’aurores boréales majestueuses, sans oublier le Costa Rica et ses forêts primaires gigantesques. C’est un exercice qu’on avait fait dans notre groupe de B1, et ça a toujours cet effet-là, de nous donner envie de partir dans le pays, depuis que j’ai décrit l’Irlande et sa culture j’ai encore plus envie d’y aller…

 petite fille allumettes

De la compréhension aussi, avec la vidéo de « La petite fille aux allumettes » en Langue des Signes. Il n’y en avait pas un qui n’était pas immobile et silencieux, d’abord parce qu’il nous fallait rester concentrés, mais aussi parce que la tristesse de cette histoire semblait transparaitre encore plus, contée avec les gestes et les expressions du visage de la narratrice, qui incarnait tous les personnages tour à tour, comme au théâtre… « Je crois que je vais pleurer », dis-je à Janick qui me répond par un hochement de tête approbateur. Bon c’est vrai qu’on a la larme facile mais quand même…

Quelques filles on fait l’exercice d’expression libre en nous racontant leur histoire, celle étonnamment colorée d’Hector Incolore, qui se devait d’être irréelle, c’est réussi, merci Suzy. Mais ma préférée c’est celle qui était triste, enfin c’était ce qui était prévu. L’histoire du garçon le plus malchanceux du monde nous a fait pleurer… de rire. Non mais c’est normal, on demande pas à Marie-Anne de raconter une histoire triste, elle est trop rigolote ça marchera jamais  emoticone Pour faire court c’est l’histoire de Poutrelle et de son chien Paf (je vous laisse deviner ce qui arrive au chien) qui subit tout un tas de malheurs, un peu d’humour noir en somme, ça fait pas de mal.

Pour finir le stage, une interface de communication est venue nous parler de la différence entre les métiers d’interprète et d’interface. L’interprète n’intervient pas autrement qu’en tant qu’outil de communication, il doit être habillé en noir et rester totalement neutre pendant l’échange. Ok, donc mon futur boulot va consister à me rendre invisible… bon en fait pas vraiment, d’abord parce que c’est physiquement impossible, mais aussi parce que tout en étant le plus discret possible, l’interprète assure un rôle très important. Le côté un peu « robot traducteur » peut en rebuter certains, j’avoue que ce n’est pas ce que je préfère non plus, mais quand on voit tout ce que doivent gérer les interfaces… Ils accompagnent la personne sourde tout au long de la réalisation de son projet, s’occupent de la mettre en relation avec les bonnes personnes pour que ce même projet aboutisse, et à côté de ça on leur dit qu’il ne faut pas être trop émotif ni trop s’impliquer… De plus, vu le peu d’interprètes en France, on fait souvent appel aux interfaces pour combler un manque, faire un travail pour lequel ils ne sont pas formés. L’interprétation simultanée ça ne s’improvise pas, tout comme le fait d’accompagner la réalisation d’un projet nécessite de savoir comment s’y prendre. Ce n’est pas pour rien qu’il existe deux professions distinctes, l’un ne devrait pas faire le travail de l’autre. On sentait dans le discours de cette jeune interface qu’elle vivait mal cette condition d’interprète « au rabais » alors que même s’ils travaillent dans le même domaine, interface et interprète ont deux fonctions différentes.

 interprète LSQ

Une des élèves compatissait à sa situation: « Ça doit être dur à vivre pour vous, de voir que vous vous impliquez dans votre travail, mais que vous êtes beaucoup moins bien payée que des égoïstes qui pensent qu’au fric ? ». Les quatre futures interprètes de la classe se sont immédiatement raidies sur leur chaise, une vision interpellant Vincent qui  suivaient des yeux la discussion. Comme à son habitude, il a tempéré, en disant que chaque personne sourde avait des besoins différents, certains vont préférer un interface qui s’implique plus avec eux et d’autres, comme lui, vont vouloir un interprète beaucoup plus neutre qui fait juste son boulot de traducteur. Le débat aurait pu continuer longtemps mais l’heure était venue de faire le bilan de la semaine et de distribuer l’habituel questionnaire de satisfaction.

L’ambiance générale du groupe était bonne comme d’habitude, on a eu quelques petits délires entre nous, notamment le « Ah c’est pour ça! » qui est un signe qu’on aime bien, enfin surtout une de nous qui ne se gênait pas pour le placer dès qu’elle pouvait, et le prof qui s’amusait à la charrier avec ça. Je n’en oublierai pas pour autant certains désagréments, ou comportements désagréables. Les « Ça veut dire quoi ça? » qui fusaient au moindre signe inconnu, alors que théoriquement on n’a pas le droit de parler pendant le cours. On s’en fiche de savoir là-maintenant-tout de suite ce que ça veut dire, la plupart du temps, le reste de la phrase suffit à nous faire comprendre le sens de ce nouveau signe… Et un tas d’autres questions et réflexions qui, les ¾ du temps, ne servaient à rien, sinon à parasiter l’ambiance sonore de la salle emoticone Ah comme il doit faire bon être sourd par moments!

« Non mais le signe pour saison moi je l’ai pas appris comme ça!… Je suis pas d’accord, qu’ils se décident pour un seul signe comme ça c’est clair! »… Mais bien sûr, et toi vas-donc dire à ceux qui parlent français de choisir un seul mot pour dire « chaussure » ou « voiture », et de désigner un seul terme pour exprimer la joie ou la déception. C’est une langue comme une autre, elle a des variétés, c’est à nous de nous y adapter. Oui il y a parfois trois signes différents pour dire la même chose, ce n’est pas toujours facile à assimiler je suis d’accord, mais n’empêche que l’énergie que passent certains à râler serait mieux employée si elle était utilisée au profit de la mémorisation du signaire…! Et puis belle initiative d’aller presque engueuler Vincent à cause d’un problème de vocabulaire, oui il l’enseigne, mais c’est pas lui qui l’a inventé la langue! Tout ça pour qu’il réponde « C’est une langue, c’est difficile, mais il faut t’adapter », parce que c’est ce qu’il nous dit depuis le début, mais apparemment certains ont encore du mal avec ça… L’apprentissage d’une langue c’est du travail et de la persévérance, on porte toujours un jugement par rapport à notre propre langue et c’est normal, mais si au final tout ce qu’on trouve à en dire c’est mauvais, alors autant arrêter!

« La LSF n’a surtout pas besoin d’être rabaissée et critiquée, mais d’être défendue! », je mets entre guillemets ces paroles qui ne m’appartiennent pas mais que j’approuve (si l’auteur passe par là elle se reconnaîtra peut-être emoticone).

Ça se regarde (HIMYM, ABC, ASL)

Bon quelques vidéos que j’aime bien, juste comme ça…

Un extrait de « How I met your mother« , où Ted joue les moniteurs de conduite pour Barney, un élève très angoissé. J’adore ce passage, ça me rappelle que moi j’étais une vraie catastrophe, je roulais à 10 à l’heure, maintenant je comprends pourquoi mon moniteur se marrait parfois^^

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J’ai aussi trouvé cette vieille vidéo promo pour la chaîne ABC, où les acteurs des séries télé de l’époque chantent ensemble, et quelle surprise, je vois Neil Patrick Harris (Barney dans la vidéo précédente) tout jeunot, eh oui il était le Docteur Doogie dans sa jeunesse. On voit aussi Madame est servie, La fête à la maison, Corky, et d’autres qu’on ne connaît pas forcément ici… La première fois que j’ai entendu la chanson j’ai pas réussi à m’en débarrasser, pas moyen de me la sortir de la tête… Allez! « A feel the beat! B move your feet!… » Clin doeil

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Retour au présent avec cette fois une promo 2009, très sympa on l’on retrouve plein d’acteurs de séries différentes: Lost, Ugly Betty, Grey’s Anatomy, Brothers & Sisters… et ce que je crois être de la télé-réalité (le mec avec la rose rouge ça vous rappelle rien?^^). Bien entendu c’est Nora Walker (la mère dans « Brothers& Sisters ») qui fait l’hôtesse et la maison se situe à Wisteria Lane me semble-t-il… (oui je sais un peu trop de choses sur les séries télé, va falloir que je me calme Langue).

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Une dernière qui n’a rien à voir avec les trois autres. C’est la version signée (en American Sign Language) de la chanson « Watching You » de Rodney Atkins. Des jolies paroles et une interprète très expressive, j’adore emoticone

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Drivin’ through town just my boy and me
With a Happy Meal in his booster seat
Knowin’ that he couldn’t have the toy ‘til his nuggets were gone.
A green traffic light turned straight to red
I hit my brakes and mumbled under my breath.
His fries went a flyin’, and his orange drink covered his lap
Well, then my four year old said a four letter word
It started with “S” and I was concerned
So I said, “Son, now where’d you learn to talk like that?”

 

Chorus:
He said, « I’ve been watching you, dad ain’t that cool?
I’m your buckaroo, I wanna be like you.
And eat all my food and grow as tall as you are.
We got cowboy boots and camo pants
Yeah, we’re just alike, hey, ain’t we dad?
I want to do everything you do.
So I’ve been watching you. »

 

We got back home and I went to the barn
I bowed my head and I prayed real hard
Said, “Lord, please help me help my stupid self.”
Just this side of bedtime later that night
Turnin’ on my son’s Scooby-Doo nightlight.
He crawled out of bed and he got down on his knees.
He closed his little eyes, folded his little hands
Spoke to God like he was talkin’ to a friend.
And I said, “Son, now where’d you learn to pray like that?”

 

Chorus:
He said, « I’ve been watching you, dad ain’t that cool?
I’m your buckaroo, I want to be like you.
And eat all my food and grow as tall as you are.
We like fixin’ things and holding momma’s hand
Yeah, we’re just alike, hey, ain’t we dad?
I want to do everything you do; so I’ve been watching you »

 

With tears in my eyes I wrapped him in a hug.
Said, “My little bear is growin’ up.”
And he said, “But when I’m big I’ll still know what to do.”

 

« ‘Cause I’ve been watching you, dad ain’t that cool?
I’m your buckaroo, I want to be like you.
And eat all my food and grow as tall as you are.
By then I’ll be strong as superman
We’ll be just alike, hey, won’t we dad
When I can do everything you do.
‘cause I’ve been watchin’ you. »

 

Vital Signs & Love Story (ASL)

« Vital Signs » raconte l’histoire d’un homme mourrant (oui pas très joyeux je sais), ce clip a été fait par et  pour la communauté sourde (en Langue des Signes Américaine ou ASL). La musique a été composée par Russell Wiener qui a tenté, en l’associant avec les images, de transmettre le plus d’émotions possible, afin que la vidéo soit accessible également pour les personnes qui ne connaissent pas la Langue des Signes. C’est réussi Sourire

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« Love Story » de Taylor Swift… euh c’est une chanson d’amour (quel sens de la déduction n’est-ce pas ?). C’est une des chansons que j’écoute beaucoup en ce moment, et j’ai trouvé la version en ASL. La fille qui a fait la vidéo fait beaucoup de traductions, elle est très à l’aise et c’est vraiment sympa. On trouve moins facilement de chansons signées en Langue des Signes Française, peut-être parce qu’aux Etats-Unis la langue est mieux reconnue et donc plus de gens la pratiquent et la font partager…

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We were both young when I first saw you
I closed my eyes and the flashback starts
I’m standing there
On a balcony in summer air

See the lights, see the party, the ball gowns
I see you make your way through the crowd
And say hello
Little did I know

That you were Romeo, you were throwing pebbles
And my daddy said, « stay away from Juliet »
And I was crying on the staircase
Begging you, please don’t go
And I said

Romeo, take me somewhere we can be alone
I’ll be waiting, all there’s left to do is run
You’ll be the prince and I’ll be the princess
It’s a love story
Baby, just say yes

So, I sneak out to the garden to see you
We keep quiet cause we’re dead if they knew
So close your eyes
Escape this town for a little while

Oh oh
Cause you were Romeo, I was the scarlet letter
And my daddy said, « stay away from Juliet »
But you were my everything to me
I was begging you, please don’t go
And I said

Romeo, take me somewhere we can be alone
I’ll be waiting, all there’s left to do is run
You’ll be the prince and I’ll be the princess
It’s a love story
Baby, just say yes

Romeo, save me
They try to tell me how I feel
This love is difficult, but it’s real
Don’t be afraid, we’ll make it out of this mess
It’s a love story
Baby, just say yes

I got tired of waiting
Wondering if you were ever coming around
My faith in you is fading
When I met you on the outskirts of town
And I said

Romeo, save me
I’ve been feeling so alone
I keep waiting for you, but you never come
Is this in my head
I don’t know what to think
He knelt to the ground and pulled out a ring
And said

Marry me, Juliet, you’ll never have to be alone
I love you and that’s all I really know
I talked to your dad
Go pick out a white dress
It’s a love story
Baby, just say yes

‘Cause we were both young when I first saw you

Le signaire…la galère?

Les vacances finies, j’ai repris les cours à la fac, en traînant des pieds, avec une motivation en chute libre. « Pas envie, ras-le-bol, mais qu’est-ce que je fous là ? » emoticone Puis arrive le mercredi soir et son cours de Langue des Signes, toujours là pour me rappeler pourquoi j’apprends tous ces trucs inutiles dans une Licence qui n’a rien à voir avec ce que je veux faire. Allez le Master d’interprète, bientôt bientôt!

On a vu la polysémie en LSF, très polysémique on le savait déjà. Oui attention au lieu, au contexte, au sujet… Le verbe « manger » par exemple, dépend de qui mange, humain ou non humain? Et si non humain, quoi comme bestiole? Alors le chien il fait comme ci, l’oiseau il fait comme ça… Pareil pour « courir ». Ça dépend de la forme des pattes et  de la corpulence de l’animal. C’est drôle parce que c’est limite de la comédie parfois, après le chien, l’éléphant, le lion, Janick demande comment fait le pinguin, et puis le poisson rouge. « Mais tu le fais exprès ou quoi? »… »Beh oui c’est marrant » me répond-elle avec un sourire en coin. Oh ben ça va c’est 7h du soir on a bien le droit de s’amuser un peu quand même… emoticone

 

nom-signe

 

Tout ce vocabulaire  (ou plutôt signaire) c’est bien , mais encore faut-il s’en souvenir. Comme je suis nulle en dessin j’essaye toujours de noter la configuration de la main en expliquant l’orientation, le mouvement, ou l’idée qui vient à l’esprit… Parfois ça marche, parfois non. Un jour on révisait avec Janick et on bloquait sur le mot « gardien ». En regardant nos notes respectives on a lu à haute voix: « 3 doigts sur front »… »Tu sais ce que ça veut dire toi?…Oh putain elle craint notre technique… ». Comme c’est une langue visuelle je tente vraiment d’imprimer l’image du signe dans ma mémoire et je le refais plusieurs fois. Ça non plus ça marche pas à tous les coups, Vincent nous a dit plusieurs fois: « On l’a fait en B1 ça… ». Ah oui on l’a fait oui, ça on conteste pas, c’est juste qu’on s’en rappelle plus. De toute façon rien de tel qu’une vraie discussion, j’ai appris plein de choses depuis que je vais au bar LSF.

La Langue des Signes ne s’apprend pas dans les livres, elle s’apprend en cours oui, mais il faut rencontrer des gens qui la connaissent, pour pouvoir échanger avec eux et progresser plus vite. C’est une langue comme une autre. Si on veut parler anglais et connaître la culture, on va dans un pays anglophone… eh bien si on veut signer on va au pays des Sourds, pas besoin d’aller bien loin pour ça, il est tout autour de nous… emoticone

Melendi & Bebe

Deux vidéos, deux chansons que j’aime beaucoup, et une langue que j’adore emoticone

« Siempre me quedará » de Bebe, en Langue des Signes Espagnole.

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« Caminando por la vida » de Melendi. Les filles ne sont pas toujours synchros, mais elles y mettent de l’énergie. Ici c’est de la Langue des Signes Catalane.

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L’idéal aurait été de trouver Estopa ou El Canto del Loco mais bon… Clin doeil

Souriez, vous êtes filmées!

L’année dernière, à la même période, j’étais au niveau A2 en langue des signes, et les élèves du B1 nous disaient d’un air nostalgique: « Ahlala qu’est-ce qu’on rigolait en A2 ! » (donc en B on s’ennuie, merci de prévenir…). Maintenant que je suis à leur place je les comprends. Non on ne s’ennuie pas du tout… il y a juste un nouvel élément qui entre en jeu. Notre grand copain le caméscope. D’abord le prof nous donne une BD ou un texte à signer, 15 minutes de préparation (une semaine quand on a de la chance et qu’on n’a plus le temps), puis on signe devant la caméra, et ensuite on regarde la vidéo tous ensemble (deux fois pour bien en profiter, et en mettant pause toujours au moment fatidique où on fait une tête horrible).

Le plus dur c’est de se lancer. « Qui commence ? » demande Vincent. C’est là que les regards se baissent et les mains se planquent sous les genoux ou derrière les chaises… puis la première s’autodésigne (souvent la même) et les autres sortent pour attendre leur tour, l’une après l’autre, jusqu’à la dernière (souvent la même aussi, c’est à dire moi Clin doeil). Et que fait-on pendant qu’on attend ? On décharge notre stress sur les élèves du A3 en leur disant qu’on rigolait bien avant (mwahaha vengeance Langue).

 

camsigne

 

Chaque fille qui vient d’être filmée sort en lançant un petit commentaire: « Pffff j’ai oublié plein de trucs! » ou dans un autre genre: « Je veux rentrer à ma maison! », comme l’a si bien dit Janick mercredi dernier. C’est vrai qu’on oublie toujours plein de trucs. Quand on s’entraîne, on pense être plus ou moins au point, on y va, et une fois qu’on y est on pense juste à la manière la plus rapide de sortir de cette pièce. Les oublis sont involontaires… sauf dans certains cas. Les cas comme mercredi dernier, quand on s’interrogeait toutes sur la salade composée. « Eh ben, un grand bol de salade dans lequel on jette d’autres trucs ? » ai-je proposé d’un ton hasardeux. Proposition accueillie par des haussements d’épaules et des mines plus ou moins convaincues. Mais j’ai finalement signé la salade tout court, pour apprendre qu’en fait j’avais raison (raaaah Anne-Laure prends des initiatives bon sang!^^). C’est mon truc ça. Vincent me dit: « Tu as oublié de dire ça », et moi: « Ah oui complètement oublié! » (ouais j’y peux rien si j’ai la mémoire sélective Clin doeil).

Quand on a fini on regarde la version du prof, et là on se sent très bêtes parce qu’à le voir comme ça c’est tout de suite plus logique. Ça fait un peu peur aussi. Il y a deux semaines, on a fait un extrait de BD, et Vincent nous dit qu’on va visionner la version de notre ancien prof. « Ooooh Lilian…! » s’est-on exclamées, d’un ton attendri et nostalgique. En voyant la vidéo, on a retrouvé un soucis du détail qu’on avait presque oublié, et dont Vincent nous a expliqué l’importance. C’est dans ces moments-là qu’on se dit qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire…

On a raconté tout ça aux filles du niveau A3, et après un « Ooooh Lilian, moi aussi j’veux voir! » (la transition avec leur nouveau prof n’a pas été facile…), elles nous ont confiées qu’elles n’étaient pas spécialement impatientes d’être à notre place. Oh mais si c’est marrant, surtout le visionnage. Bon ok, la première fois je marmonnais, enfoncée dans ma chaise: « Je crois que je vais être malade ». « Mais non mais non, ça va passer » me disait Janick, habituée à la boule de stress que je suis. Elle avait raison en fait. Je me plains mais je suis bien consciente de l’utilité de la chose. Ça nous permet de nous entraîner, et ça évite à Vincent de baisser et lever la tête toutes les 2 secondes ½ pour suivre ce qu’on dit tout en prenant des notes. Et je reconnais qu’au bout de la quatrième fois, même moi je suis un peu plus calme.

Non seulement c’est utile, mais en plus c’est efficace… j’ai l’impression qu’on est loin d’en avoir fini avec ça emoticone

 

Mon niveau A4, suite et fin…

La fin du A4 était surtout axée sur la localisation et la préparation à l’évaluation…

Jeudi après avoir révisé la syntaxe avec un exercice de reformulation, plus ou moins de la traduction en fait, ce que je préfère (mais bon si j’aimais pas la traduction y’aurait de quoi s’inquiéter, parce que j’étudie pour être interprète quand même…), et la jolie phrase à rallonge de Vincent (« J’habite dans un petit village bla bla bla… » voir l’article sur le A3 pour plus d’infos), on reprend les exercices à base de dessin. Une feuille blanche pour l’une, une image à décrire pour l’autre. Coup de bol, j’étais du bon côté de la table, celui où on ne dessine pas emoticone A la fin, on s’est rendu compte que celles qui décrivaient avaient du exagérer l’arbre sur la place car dans la plupart des cas, il a fini par prendre la moitié de la feuille. Ça explique pourquoi le dernier immeuble que j’ai décrit était bizarrement ratatiné. Quand on commence ce genre d’exercice on se dit toujours que ça va être catastrophique, mais finalement ça allait. Il faut dire qu’on y a passé du temps. On a fait signe à Vincent pour demander une pause mais il voulait terminer, ce qui fait qu’au bout d’un moment, l’une de nous est partie dans un fou rire inexplicable, une autre avait sortie son goûter, et une autre regardait sa coéquipière bizarrement comme si son « cerveau s’était mis en pause » (ce sont ses propres mots emoticone).

A la fin de l’après-midi, on apprend qu’on sera filmé le lendemain matin, sur la traduction an langue des signes d’un texte sur l’Eurotunnel, un texte accueilli par des expressions de surprise, et pas une bonne surprise. D’après le prof, si c’est facile, c’est pas intéressant (ben voyons mmmm).

Vendredi matin, chaque fille qui arrivait s’empressait de demander : « Comment on dit tunnel? ». Et comme personne ne savait on a déduit, comme souvent (eh oui quand on sait pas on déduit, en mimant ou en décrivant comme on peut, et parfois on tombe juste, contrairement aux langues orales où la divination du vocabulaire reste quand même beaucoup plus délicate…). Chacune notre tour, on allait dans la pièce, signer devant la caméra et vue seulement par la fille qui passait avant nous, et qui donnait son avis à la fin. Sauf pour moi qui suis sortie sans rien demander dès que j’ai fini, tout ça sur vidéo… je me suis marrée toute seule quand je me suis vue partir avec ma feuille, d’un air complètement dépité.

L’après-midi était réservé au visionnage et à l’évaluation. C’était intéressant de voir comment chacune avait contourné les problèmes de vocabulaire, comment certaines expliquaient absolument tout avec les détails et comment d’autres oubliaient complètement une phrase (moi par exemple^^). Finalement je m’étais pas tellement plantée, et tout le monde regardait le prof donc mon air dépité est passé assez inaperçu langue Il y a même eu un fou rire sur vidéo, que j’ai raté parce que c’était mon tour de me faire évaluer…

C’est bizarre parce que les exams m’ont toujours fait peur, mais quand on demande un volontaire je suis toujours dans les derniers, histoire de faire durer le stress encore un peu plus longtemps… C’est l’interprète de l’association qui nous évaluait. J’avais un peu la pression, après tout elle est assez bien placée pour savoir si je peux continuer. Elle m’a donné une BD à raconter et quelques reformulations, et m’a parlé des formations d’interprète en terminant par « c’est très bien continuez » (ouf!).

Voilà pour le A4. Depuis, j’ai commencé le niveau B1 en cours du soir, ça change de la formule intensive. C’est mieux parce qu’on signe un peu toutes les semaines, mais on n’est quand même moins dans l’ambiance que pendant le stage intensif. On progresse aussi plus vite en stage, après les niveaux 3 et 4, j’arrive à discuter un peu et à comprendre les discussions du bar LSF sans qu’on m’aide… ça y est je suis une grande maintenant emoticone

Mon niveau A4

Un résumé un peu tardif, il attendait bien au chaud, dans un coin de mon pc, il attendanit que je prenne le temps de le terminer…

Donc, après le deuxième stage intensif de l’été, me voilà prête à attaquer le B1 (qui commence dans 4 jours… il était grand temps que je me penche sur ce niveau A4). C’est marrant, il n’y a pas si longtemps, j’avais l’impression que les élèves du B1 étaient super forts, alors que là, maintenant que j’y suis, je ne me sens pas spécialement douée.

 

Bon alors, mon niveau A4. Comme l’avait dit Vincent, beaucoup de localisation. Mais aussi un peu de syntaxe, pour notre plus grand plaisir (non mais sérieusement, on était contentes de pouvoir apprendre enfin à former des vraies phrases sans faire de français signé). Bon c’est sûr, pour l’instant on se limite à «je prends le bus» et «la nuit tombe»… ah non on sait aussi dire que «quand il est minuit à Paris il est 6 heures à Chicago» (c’est bon à savoir). Le but était surtout de comprendre le principe de formation des phrases.

 

Lundi on commence bien la semaine, avec Lilian qui tente tant bien que mal de nous faire comprendre l’utilisation des adverbes de temps, notion plutôt abstraite, bien galère à expliquer sans parler. Et on a galéré pendant un petit moment d’ailleurs, mais comme on n’est pas des cas désespérés non plus, on a fini par y arriver. Il a fallu un vrai travail d’équipe pour que tout le monde saisisse le sens du signe qui correspond à « de temps en temps », celles qui avaient compris s’associaient au prof pour trouver des exemples. La matinée n’a pas été de tout repos, heureusement, l’une de nous avait pris la manie de prévenir Lilian de l’heure de la pause, à la minute près.

L’après-midi, on reprend le bon vieil exercice qui a fait ses preuves, on prend une image et on fait deviner aux autres de quoi il s’agit. Cette fois-ci, on devait décrire la spécialité d’une ville et la placer sur la carte (oui c’est un peu périlleux comme exercice, faut connaître sa géographie). Mais encore faut-il reconnaître ce que l’image représente… Moi, je devais leur faire comprendre Strasbourg. J’avoue avoir cédé à la facilité quand, au bout d’un moment, je leur ai signé « chien chaud », en comptant sur leurs notions d’anglais (allez les filles vous pouvez le faire emoticone). J’attendais que Lilian me dise que c’est de la triche, mais j’ai pu retourner m’asseoir tranquillement. Ce genre d’exercices me stresse un peu, on est debout et tout le monde regarde… pour une future interprète ça la fiche mal je sais bien, alors je tente de rester aussi zen que possible, et j’ai fait des progrès il paraît (allez encore un effort on y est presque…)

interprète

Mardi on révise les villes avec un exercice mettant au défi notre imagination. Inventer une histoire avec trois villes, le but étant de se rendre de l’une à l’autre avec deux moyens de transports différents choisis par le prof. Pour ma part, le bus et le tram. Ah ok, Strasbourg/Bordeaux/Nîmes en tram c’est tendu quand même… J’ai fait un truc un peu tordu mais je m’en suis plus au moins sortie. Quand je vous parle de mettre au défi notre imagination, c’est plus particulièrement pour le cas de Janick, qui devait se rendre de Paris à je ne sais où… en fusée! Alors bien sûr, tout le monde à une fusée chez soi bien entendu, mais elle a préféré mettre en scène Sarkozy qui prend ses petites vacances avec sa petite famille dans sa petite fusée privée. Ça c’était marrant langue

Après manger, encore des images. On commence simple, signer une personne qui marche, puis qui court, qui monte les escaliers… On finit avec la file d’attente du cinéma, la foule qui manifeste… J’ai beaucoup aimé cet exercice, c’est très important de savoir placer le décor et les personnes en langues des signes, c’est par là qu’on commence. Depuis, je m’amuse parfois à observer l’endroit où je me trouve et à me demander comment je décrirais la pièce et les gens qui s’y trouvent, pas toujours facile…

Mercredi on se lève chacune notre tour pour signer une petite histoire (oui nous on aime bien les histoires emoticone) en rapport avec un petit dessin, moi j’ai choisi le plongeur qui fait des pirouettes et se rate lamentablement en faisant un plat, enfin moi j’avais juste fait les pirouettes, c’est le prof qui l’a fait se louper. On termine la matinée avec les pays, même principe que pour les villes mais avec des images de drapeaux, et même problème de géographie (euh la Bulgarie c’est où déjà? Enfin je sais à peu près mais… euh non, en fait je sais pas!).

 

bulgarie
maintenant je sais…

Á midi, on dit au revoir à Lilian, pour retrouver un peu plus tard un Vincent tout juste revenu de vacances. On a à peine le temps de lui dire qu’il est tout beau et tout bronzé qu’il nous parle de révisions car l’évaluation c’est bientôt (merci pour l’ambiance mmmm). Je l’ai déjà dit, la différence de pédagogie des deux profs nous a surpris au début, et même maintenant, quand on change après deux jours et demi, ça fait drôle.

Après avoir terminé l’exercice sur les pays, à coup de « mon dieu qu’est-ce qu’il est gentil Vincent » (traumatisées nous? non…) et « il va doucement dis-donc » (bizarrement toutes celles qui trouvaient que Lilian allaient trop vite avaient fini par s’y faire…), on finit avec un jeu comme on les aime. Par deux, une qui décrit et l’autre qui dessine, jusque là je n’ai jamais été celle qui dessine, et ça vaut mieux pour tout le monde… Sauf que cette fois, c’était un jeu de construction (chouette chouette des Légo!), une qui construisait et décrivait à l’autre, qui devait construire exactement la même chose. Comme on voyait pas ce que l’autre faisait et qu’on avait l’impression de tout faire comme il faut, on était généralement plutôt confiantes, jusqu’à ce que Vincent passe, avec sur le visage un air pas très convaincu… J’avais refait exactement la même construction, sauf qu’elle était toute inversée, comme si on la voyait dans un miroir. Janick s’est penchée sur mon oeuvre, perplexe : « Mais comment tu t’es débrouillée ? »… Que voulez-vous? Je tourne pas rond, depuis le temps que je le dis…

La suite très bientôt (ouh suspense suspense emoticone)

 

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