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Bipez-moi !

J’ai ajouté un truc de plus dans ma liste de jobs étudiants: inventoriste. J’avais vu l’annonce plusieurs fois mais ça avait vraiment l’air chiant, cela dit au bout d’un moment j’ai dû me rendre à l’évidence, besoin de money ! (♪ that’s what I want ! tu tututu ! ♪).

Donc voilà lundi soir 19h30 direction le Furet. Honte sur moi je connaissais même pas le Furet du Nord avant d’arriver dans le nord (normal me direz-vous mais quand même moi qui aime tant les librairies je me sens un peu honteuse). La plus grande librairie de France, cinq étages, beaucoup d’inventoristes pour cette longue soirée. J’ai toujours peur le premier jour, car comme disait mon instit’ au cours élémentaire: « Elle comprend bien mais ils faut lui expliquer longtemps ».

Après le séance de formation théorique deux semaines plus tôt j’étais incapable de me rappeler où il fallait appuyer sur leur bidule (qui s’appelle comment déjà ?), et y’a un sens pour commencer à compter mais lequel ? On m’envoie au rayon cadeaux, la responsable super sympa nous réexplique tout (ouf!) et demande un volontaire. Ce sera moi, d’abord parce que je voulais commencer à utiliser la douchette tout de suite (oui c’est le nom du bidule) mais aussi parce que comme souvent dans ce genre de cas, personne n’est volontaire, et je trouve ça puéril donc je me suis proposée (oui c’est moi le pigeon qui se porte volontaire sans l’être vraiment). Donc en fait le job consiste à scanner tous les articles du rayon qui nous est attribué, et pas question de biper 12 fois le même, non il faut tous les sortir un par un, donc s’il y a 25 portefeuilles accrochés et qu’à chaque fois que tu en touches un tu fais tomber tous les autres et ben tant pis tu les scannes tous un par un c’est clair ! Mais très important, en arrivant il faut aussi se scanner soit même, c’est marrant j’avais jamais testé, biiiip ! Anne-Laure, c’est moi !… (oui un rien m’amuse…).

2Oh, je commence mon boulot, super motivée. Ah mince j’ai oublié un truc, euh… chef je m’arrête où ? et je fais quoi quand j’ai fini ? et j’appuie où déjà ?… Ah ok j’ai tout compris merci… (8 minutes plus tard) euh chef je me suis trompée… merci désolée je vais faire attention… (15 minutes plus tard) euh je me suis encore trompée… « Oh t’en fais pas au bout de 2 fois c’est fini ». Bon disons 3 en ce qui me concerne. J’ai fini par choper le truc. Je crois que c’est le boulot le plus simple et le moins chiant que j’ai jamais fait. Bon un poil prise de tête parce que faut savoir un minimum où on en est,  et parfois on entend un bip mais on sait pas si c’est le sien ou celui du mec d’à côté donc faut recommencer, mais sinon super tranquille, on bipe nos trucs et personne pour nous emmerder, bonne entente entre tout le monde. Au moment de vider les données dans l’ordi, on voit combien on a ajouté à la progression de l’inventaire (autrement dit, va-t-on bientôt rentrer chez nous ?). « - Ouh 3% tu m’impressionnes !… – Ouais je me sens utile ce soir !… – Ha ! 4% dans ta face ! ». Je finis par quitter la section cadeaux et monte au rayon librairie. Mmmmh ça sent bon le livre neuf ! (oui je prends mon pied en reniflant des bouquins, chacun son truc). Et là je ne me suis pas sentie très utile, pire qu’au rayon cadeaux où je m’extasiais devant chaque stylo ergonomique coloré et chaque carnet de notes décoré. Me mettre au milieu de plein de livres et sans que j’ai le droit de les feuilleter… mais pourquoi mon Dieu pourquoi ?! emoticone

furet

Ma frustration a pris fin quand on m’a envoyé aux manuels scolaires. J’ai une question, nos enfants ont-ils besoin d’autant de manuels différents ? Et tous ces cahiers de vacances ? Non mais vraiment on se rend pas compte, mais moi qui ai dû les compter, je trouve que ça fait beaucoup quand même. Et les annales de Bac ont-elles besoin d’être aussi grosses et aussi lourdes ? Je trouve tout cela très exagéré emoticone J’ai enchaîné rapidement, en m’arrêtant pour boire à la grande table pleine de bouteilles d’eau (ma zone préférée du magasin) entre deux allers-retour à l’ordi (5% dans ta face !). La responsable me confisque mon bidule et me donne un minuscule post-it, que je lis sans savoir trop quoi en faire.  » -Euh pourquoi y’a un point d’interrogation après les numéros? -Parce que je veux que tu me recomptes tout sans utiliser ta douchette, et tu me dis si y’en a trente-neeeuuf ? ou quarante-et-unnnn? ». Euh vous me demandez d’utiliser les capacités de mon cerveau à 00h15 c’est ça ?… Après avoir recompté les 41 manuels d’anglais je m’en vais même si l’inventaire n’est pas fini. J’étais pas très fatiguée en fait mais j’avais cours le lendemain matin, je me demande à quelle heure ont fini les autres…

En sortant, un mec vérifie qu’on n’a rien embarqué dans nos sacs (je suis innocente monsieur! j’ai même pas cédé à la tentation en voyant l’album de Yodelice, c’est vous dire si je suis honnête^^). On a une caisse pleine de Twix pour nous requinquer (ah bah si vous me prenez par les sentiments alors!) et deux bus nous attendent. Une fois installés tout le monde hurle sa destination au chauffeur. Europe! Caulier! Pellevoisin!… Cormontaigne! (hein mais c’est à l’opposé de là où on va qu’est-ce que tu fous dans ce bus ?).  J’ai dû marcher depuis la gare, la marche à pied étant moins risquée que le métro à cette heure-ci (aaah les mecs bourrés du métro lillois…). Vous savez comment les médecins déconseillent toujours un effort physique avant d’aller se coucher? Bah j’avais tout faux de ce côté-là, je venais de passer 4h30 à faire des mouvements de traction avec mes bras, à me baisser/relever/accroupir, et j’étais rentrée à pieds à toute allure (fait pas chaud par les temps qui courent). 1h du mat’, me voilà couchée, les yeux ronds comme des billes, avec les doigts qui tapotent nerveusement la couverture. Je me serais probablement relevée pour faire une lessive si j’avais pas eu peur de réveiller mes colocs. L’une d’elle m’a demandé si y’avait moyen de draguer à mon boulot. Ouais je nous imagine bien: « -Eh dis-donc tu me plais bien, pourquoi pas se retrouver près des bouteilles, je t’offre un verre d’eau minérale et on partage un Twix ça te tente…? ». emoticone

Passe-temps

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :

Les 4 filles du Docteur March (en VO ouais, je me suis lancée):

« Glad to find you so merry, my girls » (contente de vous trouver si gaies, mes filles)

2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?

23h et des poussières…bon on va dire 23h20

3) Vérifiez :

23h19 (waa trop forte!)

4) Que portez-vous ?

mon débardeur violet et short rose avec des coquillages blancs (oui toujours sexy pour aller dormir^^)

5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?

Zone Interdite, parce que qu’ils ont montré les gars qui ont voulu ressusciter le parc d’attractions pas loin de chez moi (y’avait du boulot, vers la fin on n’osait même plus monter dans la nacelle du téléphérique, ça s’appelait pas « Les fous du ciel » pour rien Langue)

6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?

Euh pas grand chose, vu que mon PC fait un bruit de centrale nucléaire (comment ça j’exagère…?)

7) Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu’avez-vous fait ?

A part pour aller bosser?… Hier je suis aller chez le docteur et puis faire des courses (quelle vie palpitante n’est-ce pas?)

8 ) Avez-vous rêvé cette nuit ?

Oui, j’ai rêvé que j’étais de ménage au niveau 4 (oui je bosse dans un hôpital et parfois je fais le ménage au 2, mon subconscient m’informe qu’y'en a marre…hé mais mon coco c’est pas moi qui décide!^^)

9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?

En regardant Zone Interdite tout à l’heure. Le jour de l’ouverture du parc, ils étaient un peu débordés, et un des mecs est parti dans un petit rire qui sentait un peu la crise de nerfs, c’était marrant (meuh non je suis pas sadique pourquoi vous dîtes ça?)

10) Qu’y a t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?

Rien, on  vient de refaire ma chambre parce que le plafond se faisait un peu menaçant (et par « on » je veux dire le mec que mes parents on payé pour faire le boulot^^)

11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?

Une jolie maison pour ma mamie (oui je faillote et alors ?)

12) Quel est le dernier film que vous avez vu ?

Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé (trop dégoûtée pour en parler…)

13) Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?

J’ai vu une femme de 80 ans qui essayait de défoncer une porte…au service des malades d’Alzheimer, ils ont parfois des drôles d’impulsions, mais je les aime bien.

14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?

Ca fout mes projets en l’air, à la base j’étais partie pour écrire un vrai texte… ca sera pour la prochaine fois.

15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore :

Quand j’étais petite je croyais que les betteraves, c’était des « bêtes arabes », parce que ma mère est espagnole et elle le prononce comme ça avec son accent Clin doeil

16) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ?

Eva ou Zoé (je galère depuis des années avec un prénom composé, je voudrais lui épargner ça! Langue)

17) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était un garçon ?

Diego (pour rappeler les origines espagnoles)

18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l’étranger ?

En ce moment je pense souvent au Canada…

19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?

« Hééé ouééé j’existeeuuu!« 

20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?

Non mais où est l’intérêt de cette question si on enlève la culpabilité et la politique ?^^ 

21) Aimez-vous danser ?

Pas tant que ça… En fait ça dépend où et avec qui. Par exemple, toute seule chez moi avec mon chat et la musique à fond j’ai aucun complexe Langue

22) Georges Bush ?

Lequel ?

23) Quelle est la dernière chose que vous avez regardé à la télévision ?

Je l’ai déjà dit il me semble…

24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?

J’ai pas d’amis bloggeurs… enfin si j’en ai mais ils le feront pas alors ça sert à rien.

Voilà j’ai fini de perdre mon temps, je vais me coucher… eh ouais c’est bien beau tout ça, mais les patients faut les gérer au boulot (quoiqu’aujourd’hui y’en a une qui m’a dit que j’étais « belle comme je sais pas quoi »…et le premier qui sort qu’elle ne sait plus ce qu’elle dit, il prend une gifle, c’est compris ?)


Urgences

Il fait beau (bon sauf aujourd’hui), c’est les vacances (bon sauf aujourd’hui et demain, parce que je travaille) et les premières notes d’exam sont plutôt bonnes (bon sauf la note de syntaxe mais bon c’est pas vraiment une surprise). Le projet d’études pour l’année prochaine se met doucement en place, la fac de Lille m’autorise à m’inscrire, ce qui est déjà un bon début, et je suis convoquée à Paris pour les entretiens… Mais (ben oui trop de bonnes nouvelles c’était louche!) je ne sais pas trop pourquoi, mardi soir j’ai flanché. Mais alors vraiment flanché, ouille mon dos et la tête qui tourne, ouhla ça va pas… J’appelle ma cousine qui fidèle à elle-même était là en 10 minutes, allez hop aux urgences faut pas traîner! « T’es toute blanche! T’es toute blanche! » me disait-elle en me conduisant à l’hôpital le plus proche. Oui, dans notre grande naïveté on s’est dit que n’importe quel hosto ferait l’affaire. Ma blancheur n’a pas ému grand monde à part Lolie, qui parlait à ma place parce que j’avais plus ou moins l’impression de planer. « Euh c’est pour quelle partie du corps?… Ah oui je vois c’est pas ici, vous prenez le tram jusqu’au prochain arrêt et vous marchez 200 mètres ». Bon je vous le dis tout de suite j’ai pas payé mon ticket, j’en avais un peu rien à foutre…

Arrivées là-bas faut trouver par où on entre, une fois entrées faut trouver par où les urgences, une fois trouvées les urgences, faut arriver à voir un docteur. « Je vais prendre votre tension » me dit l’infirmier. Ok. Sauf qu’entre lui et l’aide-soignante on a dû prendre 8 fois ma tension, jusqu’à ce que le mec me dise:« Y’a un problème avec la machine… » (Non sans blague?) « Je peux rien vous donner mais allongez-vous ça ira mieux ». Non ça ira pas mieux, allongée, debout, assise, accroupie, en position du lotus, la tête en bas, vous croyez que j’ai pas déjà tout essayé!!! En plus la seule place assise était une chaise dans un coin, donc j’avais un peu l’impression d’être invisible. J’entendais une mémé qui hurlait qu’elle avait mal. Oui moi aussi, la ferme!… Je m’en suis voulue d’être aussi hargneuse, la pauvre s’était cassé le col du fémur donc je pense qu’elle avait bien largement le droit de se plaindre. Bref, je me suis allongée, ce qui n’a servi à rien comme je le prévoyait, ma cousine a commencé à se sentir malade (oui elle supporte pas les hôpitaux, pas d’bol hein!) et comble de joie ils ont installé  la mémé hurleuse pas loin de moi. « Dites, moi aussi j’ai envie de hurler je peux? » ai-je demandé à mon voisin éclopé. « Moi d’abord » m’a-t-il répondu… Hey, toi je t’aime bien Éclopé! (oui c’est ainsi que je l’appellerai dorénavant car je n’ai pas su son prénom).

Le temps passait, ma cousine sortait régulièrement pour se désintoxiquer de l’ambiance hospitalière, la mémé hurlait, la migraineuse en face de moi jetait des regards assassins à ladite mémé, le gentil papé à côté de moi disait qu’il valait mieux être sourd que d’entendre ça, les médecins passaient en coup de vent sans voir personne… Les gens arrivés après nous passaient avant nous… Euh alors là je suis pas d’accord! Le mec avec les coups de couteaux, il a soudoyé qui pour arriver à voir un médecin?… (je plaisante hein, bien entendu). Au bout d’une heure je n’avais presque plus mal, Papé était aux aguets devant chaque personne en blouse blanche qui se profilait à l’horizon, Migraineuse avait gagné le gros lot en partant avec Dr Bogoss, et Éclopé s’était installé à l’autre bout de la salle pour échapper au doux chant de Mémé. Au bout de deux heures j’allais plutôt bien mais je me disais « Merde, après tout ce temps ça serait con de partir sans rien ». Bientôt mon tour me dit-on. Ok, une demi-heure de plus ou de moins…

Je n’étais plus hargneuse, et vu que cousinette s’était plus ou moins endormie, je n’avais rien à faire à part observer, observer les nouveaux venus qui pensaient ne pas en avoir pour longtemps (bande de naïfs), observer Éclopé s’en aller avec un médecin, observer Mémé se calmer doucement et s’endormir enfin… Ca m’a soulagé, pas seulement parce qu’elle était calme mais aussi parce que ça voulait dire qu’elle avait moins mal (hé ho ça va, je ne suis pas un monstre tout de même). Quand elle s’est réveillée en criant « AÏE! AAAH! CA FAIT MALl! », Dr Bogoss s’est approché tout doucement pour lui dire « MADAME! VOUS AVEZ MAL QUELQUE PART? »sarcastique… Non vous croyez?! Dans mon attente interminable j’ai vu une fille revenir de sa pause cigarette en disant qu’elle en avait marre d’attendre. « Ah mais on vous a appelé, vous étiez pas là donc on vous a remise au bas de la pile » lui dit l’infirmière d’un ton catégorique. Waaahaha les boouuules!!! Juste après une femme se plaint: « Euh pardon mais je suis là depuis une demi-heure ça commence à bien faire! » (pffff amateur va!). Au bout d’un moment j’ai commencé à m’impatienter (oui juste commencé on va dire), et un vieux docteur s’est étonné de me voir encore là: « Je suis désolé madame (mademoiselle! merde!) mais vu que vous allez mieux vous ne passerez pas en priorité, rentrez chez vous et prenez des Doliprane » mmmm Euh c’est ce que je voulais faire mais on m’a dit que c’était bientôt à moi…

Du coup voilà, j’ai pris mes clics et mes clacs, et ma cousine aussi quand-même, et on a récupéré Éclopé au passage parce que retourner en centre-ville à cloche-pieds c’est pas une super idée…

Je suis finalement allée voir un médecin le lendemain. Il a absolument voulu savoir pourquoi mes parents ne m’avaient pas fait enlever ma tâche de naissance, et il a enchaîné sur « Vous savez c’est tout à fait sans douleur, si ça vous intéresse… ». « Euh non mais je l’aime bien » ai-je répondu en caressant doucement mon bras droit. Euh mais euh mais non mais! Il faut m’accepter avec ma différence Langue et puis sans elle je n’aurais plus aucun sujet de conversations avec les inconnus^^. Au sujet du vrai problème, il savait pas trop, il me regardait en hôchant la tête d’un air très doctoral: « Mmmh vertiges, douleurs, nausées… Seriez-vous… ». Non je suis pas enceinte… (oui maintenant j’anticipe). « Vous êtes stressée en ce moment? ». Ca dépend, si par « en ce moment » vous voulez parler de ces deux derniers mois alors oui. Voilà, résultat, des petits cachetons pour calmer ma tempête intérieure, et depuis ça va déjà mieux (non je ne suis pas sous anti-dépresseurs pour ceux qui se poseraient la question^^).

Les profs (la suite…)

Fin de la licence… enfin j’espère, et changement de fac… j’espère aussi. Malgré les grèves (celui qui me dit « quelles grèves ? » je le renvoie direct sur sa planète^^) on a quand même eu une partie des cours, et même des exams (ouf sauvés!). Donc voilà, comme au semestre dernier j’ai ressorti les petites phrases sympas des profs. Je me suis aussi amusée à commenter, j’ai même mis les surnoms qu’on donnait à certains profs (les paroles d’une chanson d’Abba pour l’un d’eux, je vous laisse deviner lequel emoticone)

 

Un monokini c’est un kini, et un bikini c’est deux kinis. [bon pour l'info "bikini" c'est le nom d'une île, mais quand on a voulu trouvé un terme pour le "monokini" on s'est basé sur le préfixe -bi en se disant: "Tiens bi=2, et mono=1" donc voilà "monokini"!". Conclusion que le prof a joliment formulée]

Comment vous appelez un appareil qui sert à mélanger?… un mélangeur ?! Oui c’est bien, mais c’est mieux un mixeur.

Je ne sais pas si ça vous a frappé, en tout si ça vous a pas frappé alors ça vous a pas fait mal, et c’est bien. [perso ce qui m'a frappé c'est d'entendre cette phrase^^]

Les enfants apprennent la langue inconsciemment, et c’est la même chose pour les parents qui la transmettent. Vous croyez que la mère elle va aller dire à son petit: »quand deux verbes se suivent le second est toujours à l’infinitif »?…

La forme des mots est importante. C’est quoi le pire selon vous, une maladie en -ite ou – ose ?… en -ose bien sûr ! en -ose vous êtes fichu !

D’un point de vue grammatical on ne rencontre jamais l’homme de sa vie.  [merde alors! là ce sont des années de jolies illusions qui partent en fumée...]

* T.Bouguerra (grammaire et apprentissage) * [Booubouuu!]

 

Le métier d’enseignant s’apprend dans les tranchées. [ah ben oui présenté comme ça, c'est sûr que ça fait envie...]

Il s’agit d’éduquer les enfants dans un petit bas âge.

Vous connaissez le crible phonologique ? C’est pour ça que j’ai parfois des petits bugs.

De toute façon j’ai pas le rire facile, y’a que Gad Elmaleh, et la p’tite nana là comment elle s’appelle déjà?… Foresti. [c'est normal c'est les meilleurs!]

* F.Rodriguez (didactique interculturelle) * [There was something in the air that night,the stars were bright,Fernando!]

 

Il va falloir aborder frontalement le concept de phrase. [ah ça oui on l'a pris bien frontalement le concept!]

Les propositions sont employées avec un manque de rigueur consternant! [ouais moi aussi ça me révolte!]

C’est pas très beaucoup plus simplesarcastique

* T.Arnavielle (syntaxe) * [Teddy Bear!]

 

Le centre ville de Nîmes était bloqué en raison de la visite du Président, à cause de ça les gens n’ont pas pu se rendre à leur travail… alors travailler plus, d’accord, mais encore faut-il pouvoir le faire… 

Dans cette description, on passe de l’adoration sensuelle, à l’adoration religieuse…et on ne couche pas avec la Sainte Vierge !

La décision lexicale (le choix du mot) prend 400 millisecondes. [information qui a engendré pas mal de réflexions chez certains étudiants :"Non mais tu te rends compte il faut 400 millisecondes pour un mot?...et là pendant que je te parle c'est en train de se faire...il m'a fallu 400ms pour te dire ce que je viens de dire...et encore 400ms pour te dire ça..."...ça fait mal à la tête^^]

La photo, vous l’avez la photo? [oui il fallait lui amener une photo d'identité mais la moitié n'y pensait jamais, donc voilà phrase cuuuulte]

* C.Détrie (sémantique discursive et cognitive) *  

 

Et parce que nous aussi on dit des bêtises…

***Karen - Eh oui c’est l’anxiétude !… euh attends c’est un mot qui existe pas ça…

***Karen - Tu sais que t’as écrit « Portugalie »…?

   A-L – Oui ben c’est le pays où on parle portugais!

   Karen – Et le galicien ?

   Rachel – C’est la langue de la Galicie !

***Elsa – Mince j’ai pas la photo pour la prof de sémantique!

   Moi – Tant pis pour toi, un mot sur le carnet et 2h de colle!

***Justine – Les rêveries du promoteur solitaire.

***M.Embarki(prof de phonologie) – C’est important au niveau consonantite (au lieu de « consonantique »).

   Karen – « consonantite » ?

   Moi – La maladie des consonnes…

Y’en a d’autres mais je les ai pas en tête^^

Les vacances, mais aussi l’intérim because money…that’s what I want!

Bon côté bla bla sur ma vie j’ai un peu déserté… Mais bon, pas le temps/pas envie/rien à dire, y’a toujours une bonne raison. Clin doeil

Après avoir décommandé plusieurs fois, j’ai fini par me le faire ce week-end à Lyon. Petit squattage chez Benoit (hé, c’est lui qui a dit « tu viens quand tu veux »^^), et choix stratégique, quoique plus ou moins hasardeux, de la date d’arrivée, qui m’a permis d’être là pour l’anniversaire de Tiphaine. Un samedi sympa, à balader avec Peggy, qui nous envoie un sms pour nous dire qu’elle vient nous voir si ça nous dérange pas et que son train arrive à midi… « Ah ben on s’est couchés à 5h30 mais bon c’est pas grave hein on arrive »… Non c’était pas grave mais on n’a pas pu s’empêcher de la charrier tout l’après-midi. « Bon vous voulez faire quoi? », disait-elle d’un ton enjoué. « Oh ben on avait prévu plein de trucs mais vu que t’as foutu notre aprèm en l’air… », jusqu’à la gare une fois qu’elle était entrée dans le train: « Ah ben c’est cool maintenant on va pouvoir faire ce qu’on avait prévu avant que tu gâches tout »… La pauvre, elle est plus ou moins habituée à se faire embêter par l’un ou l’autre, mais les deux en même temps elle avait jamais testé je crois. Langue

La soirée c’était chez Tiphaine et son cher et tendre, qui avait acheté des chaises Ikéa pour l’occasion, qui n’étaient pas fini de monter quand on est arrivés. Allez on met la main à la pâte… « Euh bon y’a qu’un tournevis et on n’a pas de force nous les filles donc on te laisse finir Benoit hein… ». Plus tard, avant l’arrivée des « vrais » invités on s’amuse à faire tenir les chaises en équilibre sur leurs pieds arrière, un ou deux badamoums plus tard: « Hey Rémi viens voir! ». Rémi arrive, jette un œil à tout ça, et remet les chaises droites : « C’est bon tout est ok ». Euh…Tiphaine, ton cher et tendre il vient de casser notre délire là…!

Les garçons avaient prévu d’aller courir le semi-marathon dimanche matin, donc ben pour les soutenir… je leur ai dit bon courage et puis je les ai attendu sagement chez Benoit (bon alors, la Wii ou la Play 3, mmmmh j’hésite…). Quelques parties de tir au canard et un lissage de couvre-lit plus tard, les coureurs reviennent. « Ah t’as joué à la Wii », constate Benoit. Comment dire?…euh moi bordélique et lui se rendre compte de chaque objet qu’on déplace de 2 millimètres Clin doeil « Et j’ai aussi vu que t’as touché des trucs dans la salle de bain ». Je sentais le regard de Rémi, affalé sur le canapé, qui semblait me dire: « Pfff amateur va!… ».

Mais n’oublions pas le point le plus important de ce week-end. Tout a commencé le vendredi soir quand on regardait Canal+. « Tiens cette chanson-là je la connais, attends te montre… », me dit Benoit, plus ou moins conscient que dès que je l’aurai écouté je ne pourrais pas me l’enlever de la tête. Et si, dans ma grande naiveté, je venais à lui dire que ça y est je m’en suis débarassé il me fredonnait doucement: « tu-tu-tu-tu that’s what I want… ». C’est une chanson des Flying Lizards… Attendez, je vous montre!

 

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Comme la dernière fois, ça a été la course pour que je rate pas mon train, oui mais y aller tranquillement sans se presser c’est tellement moins drôle… Benoit a quand même trouvé le temps de me rererereredire au moment où on passait devant la tour Oxygène: « C’est là… » que tu vas travailler oui on sait! Langue

De retour à Montpellier, allô Adecco, caissière dans un magasin de jardinage. Oh ben ça m’a l’air bien chiant ça tiens! Bon en fait ça va, il faut un peu faire des contorsions pour choper le code-barre des sacs de terreau avec mon pistolet laser de caissière, soulever des pots de fleur énormes, éviter d’assassiner les poissons rouges dans leurs petits sacs (si c’est pas déjà fait, les clients sont violents avec leur poissons parfois) et faire gaffe avec les cactus (pour ça c’est loupé…).

Mais les clients sont plus sympas que dans les autres magasins où j’ai travaillé. Ben oui forcément, aller acheter des fleurs par une belle journée ensoleillée (bon ok il pleuvait mais bon) c’est quand même autre chose que de remplir un chariot de bouffe, en sortant du boulot, à  19h30, avec un mioche accroché à chaque jambe… J’ai aussi dû assimiler le speech sur la carte fidélité: « Alors c’est 7€ pour 2 ans vous avez plein d’avantages bla bla bla… », j’en ai quand même convaincu 4, pas mal pour un premier jour… A la fin de la journée, la caissière à côté de moi s’était fait un éventail avec toutes les fiches fidélités qu’elle avait fait remplir. Il a fallu que le responsable lui dise: « Non mais tu seras pas payée plus hein donc c’est pas la peine de frimer ».

Pour terminer je voulais faire un speech sur mon dernier cours de LSF mais ça risque d’être long donc je m’arrête là. Clin doeil

Dans les bois

Lundi après-midi, ma mère, ma belle-sœur et moi, nous avons décidé d’emmener les petits faire une promenade dans les bois. On avait tous besoin de prendre l’air, et Nanou avait besoin de bois pour le feu. On part donc en voiture, avec dans le coffre une multitude de sacs en prévision de ce qu’on allait trouver. Dix minutes de trajet, sur fond de comptines enfantines…

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Arrivés près du bois, on décide de laisser notre Satine endormie pour regarder ce qu’on peut trouver tout près. Finalement, je me suis retrouvée avec ma belle-sœur et mon neveu, à descendre de plus en plus bas dans le bois. Ca m’a rappelé toutes les balades avec mon grand-père quand j’étais petite, sauf que ce coin-ci du bois était plus escarpé. On a pesté en voyant des vieilles bouteilles de coca et de bière, près des arbres, à moitié enfouis sous les feuilles mortes (franchement les gens ne respectent rien!). Après avoir laissé Arthur dans un endroit plat et sûr, et pendant qu’il jouait à frapper un ennemi invisible avec la canne de ma mère, on est descendues vers un coin rempli de pommes de pin. Sans savoir pourquoi, on cherchait les plus jolies (alors que franchement, pour ce qu’on va en faire…). “Y’en a une là au bord”, me fait remarquer Nanou. “Non mais c’est bon je vais pas risquer ma vie pour une pomme de pin!”, ce à quoi elle me répond que si bien sûr, faut prendre des risques dans la vie (ah p’tite marrante va!). En remontant les sacs, on retrouve notre Arthur les mains vides. “Je sais pas où il est le bâton.”, nous dit-il d’un ton désinvolte. Sachant que ma mère tenait à retrouver sa canne estampillée “Chamonix Mont-Blanc”, on s’est mises à chercher. Chercher une canne en bois dans un bois… Après l’avoir trouvée, on a continué à remonter, suivies par mon neveu, qu’on surveillait de près parce qu’il escaladait tout ce qu’il trouvait sur son chemin. Là j’ai pris conscience que, mine de rien, les pommes de pin, c’est lourd. Surtout quand on est censé grimper le bois, alors que le gros sac nous tire irrémédiablement vers le bas.

Une fois notre butin ramené à la maison, on décide de prendre la voiture pour aller ailleurs (cette fois-ci sur fond de Henri Dès), où une Satine bien réveillée nous a accompagné, non sans difficultés. Elle a fini sur le dos de ma mère, pendant que le trio de choc se reformait. Je marchais en chantonnant malgré moi: “Dis papa dis papa, dis moi dis moi, comment on fait pour les bébés? C’est pas compli-qué j’vais tout t’expli-quer…”. Saletés de chansons pour enfants, on n’arrive plus à se les sortir de la tête!…et y’a pas de raison pour qu’il y ait que moi qui en profite Langue 

Le bois était plein de vieux arbres aux troncs troués, certains étaient tombés et offraient un banc naturel recouvert de mousse et de feuilles. Un banc pas si inconfortable d’ailleurs… L’endroit parfait pour s’asseoir au calme avec un bon livre, mais pas en cette saison où le froid m’avait déjà bien engourdi les doigts. Il y avait un tas de fines petites branches toutes raides qui rendaient difficiles la progression à travers bois. Pas vraiment un problème pour Arthur, qui écartait tous les obstacles avec son bâton, pour s’ouvrir un passage dans lequel je me faufilais tant bien que mal. Au bout d’un moment, je trouve ma belle-sœur en train de s’activer sur une vieille souche. Une jolie souche qui lui plaisait beaucoup. “Il me la faut.”, me dit-elle d’un ton décidé. Instinctivement, je me suis tournée vers la distance déjà parcourue, puis vers la souche , en me disant qu’il nous faudrait tout faire en sens inverse, avec un fardeau qu’on ne savait comment porter… “Tu dois penser que je suis dingue.”, me disait Nanou, pendant qu’on s’activait à libérer la souche des petites branches dans lesquelles elle s’était empêtrée. “Non, juste courageuse”… jusque là c’était surtout elle qui en avait bavé pour la porter, sa trouvaille.

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Une fois rejoint le sentier qu’on guettait depuis un bon moment, on s’est dit que ce serait mieux de la faire rouler jusqu’au bout. Sachant que deux mois plus tôt, elle avait trouvé une autre souche qu’elle avait dû ramener sans aide j’ai demandé à ma belle-sœur, entre deux roulements: “Dis-donc…tu crois pas que…finalement au lieu de…ramener la forêt chez toi…ce serait plus simple de…de construire une…maison dans la forêt?”. Sur ce, on s’est mises à parler de cabanes dans les arbres et au moment de faire une pause, en voyant nos mains pleines de terre mouillée, Nanou a suggéré qu’on se fasse des peintures de guerre. On a finalement réussi à la charger dans la voiture pour la monter jusqu’à la maison. Après avoir passé cinq minutes à gratter les restes de terre entre mes doigts et sous les ongles, je lui ai dit qu’elle avait intérêt à en faire bon usage. “Oh t’inquiètes pas. On a de la chance qu’elle soit trop grosse, sinon ton frère l’aurait balancée au feu!”.

Des mots qui sonnent bien

« Au début de son apprentissage, il n’est pas rare que l’apprenant se découvre des affinités avec certains mots, car ils ressent une attraction pour leurs sonorités, sans pour autant en saisir le sens »

En disant cela jeudi matin, Mr Allouche (surnommé affectueusement Grand-Pa Mini par Janick et moi-même) ne se doutait pas qu’il venait de déclencher une drôle d’idée dans nos esprits farfelus. On s’est immédiatement mises à penser à des mots qu’on aimait bien, en passant le reste de la journée attentive de façon inhabituelle à tous le mots qu’on entendait. J’ai d’ailleurs continué à y penser durant le week-end…

Il y a d’abord ceux qui nous plaisent à l’oreille sans pour autant avoir un sens très poétique:

parapluie

moribond (ah j’adore)

défectueux

aliéné

nocif

sépulture (celui-là est joli dans son sens symbolique aussi)

moisi

détritus (pas poétique pour un sou celui-là mais il sonne bien je trouve)

 

Ceux qu’on dit souvent:

immonde (rien de tel qu’un beau « ooooh mais c’est immmmooonde !! » pour marquer son indignation)

névrosé

moisi (je sais je l’ai déjà dit)

approximatif (mon préféré je crois emoticone)

stratagème

en l’occurrence (je sais ça fait deux mots, mais je le dis tout le temps)

biscornu

farfelu

pathétique (adoré et employé dès que possible, à l’oral du moins)

improbable (deuxième préféré)

incroyable 

lamentable

minable (prononcez miii-naaa-bleeuu !!!)

détestable

et à peu près tout ce qui finit en –able (surtout si c’est un truc méchant) Langue

 

Ceux qui sont jolis mais qu’on utilise rarement (voire jamais):

dithyrambique

didascalie (on dirait le nom d’une petite mélodie)

acuité

épiphanie

pluriséculaire (on l’aime beaucoup celui-là mais pas facile à placer dans une conversation)

éclectisme

 

En tant qu’étudiante attentive et curieuse de la Langue des Signes, je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux signes que je préfère, je ne peux pas les montrer mais je les cite quand même:

rattraper (découvert y’a pas longtemps, représente très bien le sens du mot)

refuser (un peu comme une pichenette, à la fois mignon et pas gentil)

amant (j’adore j’adore)

oublier (que j’utilise assez souvent, petite tête-en-l’air que je suis)

neige (les flocons qui tombent tout doucement)

religion (« le lien avec le ciel »)

imbécile (à la fois marrant et pas gentil)

 automne (les feuilles qui tombent)

communiquer (peut filer des crampes aux poignets mais je l’aime bien)

 …et sûrement beaucoup d’autres que je ne connais pas encore  Sourire

Ecoute ce que dit le professeur…

Revoir mes cours en période de révisions me rappelle que si parfois on s’ennuie en cours… parfois non Clin doeil

Tous les pays ont une politique linguistique, décider de ne rien faire c’est aussi une politique linguistique.

La France a dû mettre de l’eau dans son vin monolingue.

* H.Boyer (sociolinguistique)*

A vous de déguster le mille-feuilles énonciatif.

* JM.Sarale (analyse de discours)*

Tout apprenant est un grammairien qui s’ignore.

Si vous n’êtes pas capable de me dire ce qu’est le français fondamental je me jette par la fenêtre.

* JM.Prieur (didactique)* 

Ce n’est pas parce que le mot « racisme » n’existait pas dans l’Antiquité qu’il était inexistant.

A cette période les grecs imaginent un monde circulaire dont la Grèce est le centre. Pour eux, les gaulois sont des réducteurs de tête, l’Inde est peuplée de monstres et les éthiopiens sont immortels…

On peut très bien être enseignant à la Sorbonne et avoir l’esprit complètement tordu.

* J.Meyers (origines de la xénophobie et du racisme) *

Au point de vue anthropologique, le mâle le plus haut placé est le plus grand et le plus costaud, sauf exceptions, le Pape par exemple, mais là c’est une astuce qu’on appelle le complexe de Napoléon.

* C.Béal (parole et gestualité)*

[Y'en a d'autres mais je les ai pas en tête...]

 


 

 

Un bain de nostalgie…

Mes collègues de boulot cet été disaient que j’étais toujours de bonne humeur, souriante, et toujours quelque chose à dire (peut-être même trop de choses à dire ^^). Sauf qu’à l’intérieur je suis une vraie boule de nerfs, toujours en train de m’angoisser à propos d’un truc. Même si mon optimisme prend vite le dessus, heureusement. Quoiqu’il en soit, ces derniers temps, je cogite pas mal. Tellement, que je m’endors en musique, histoire d’empêcher tout cogitage (oui je sais on dit « cogitationnement » emoticone) . Et franchement, je sais pas pour vous, mais moi le cogitage intensif, ça-me-fa-tigue. Je viens de passer plusieurs jours chez mes parents . Ma tante était en visite, et ça m’a rappelé toutes ces soirées avec elle et ma cousine Lolie, quand on rentrait toutes les trois à pieds chez Nat, à 3h du mat’, mais qu’on se couchait à 4h30, parce qu’on n’avait pas sommeil et qu’on faisait des défilés dans la chambre en pyjama d’hiver super sexy^^ On était réveillées par la voisine du dessous qui mettait la musique à fond, et on se vengeait en marchant d’un pas bien lourd et en bougeant les chaises pour faire plein de bruit.

Dimanche, on était chez ma grand-mère, et en nous voyant là, j’ai repensé à tous ces moments dans mon enfance. Quand ma mère me laissait avec mes cousins et qu’on s’installait pour regarder mon grand-père casser les olives, ou les pignons de pin (avec un gros caillou, ou un marteau…mais avant un certain âge c’est pas recommandé le marteau). Tous les après-midi avec ma tante Rocio, grande adepte du « Touche pas à ça ! Tu vas le casser! », mais qu’on adorait parce qu’elle faisait des farces et qu’elle avait plein de jeux (et surtout plein de livres et de films d’horreur langue).

Entendre ma mère dire « nos vamos » et discuter encore une demi-heure. Maintenant c’est moi qui dit « j’y vais » et ma grand-mère répond toujours « ya te va’? ». On peut y passer deux heures, elle va quand même demander si on part déjà… Les discussions en franpagnol entre ma mère et mes tantes qui m’ont toujours semblées si naturelles, et les « culito veo culito deseo » qu’elles chantaient en coeur quand les plus petits voulaient tout faire comme les grands.

Mon grand-père qui voulait qu’on arrête de sauter sur le lit (parce qu’on risquait de se tuer): « Nena! Te va’ a cae’ y te va’ a mata’! », et qui chantonnait tout le temps « Eres más feo que tu abuelo ». On est 12, et aucun de nous n’oubliera qu’on est tous plus moches que lui emoticone.

Mon oncle qui me disait systématiquement: « Ana-Laura! Enléva tes doigts dé la boucha! », parce que j’étais impressionnée et que je disais rien (j’aurais pu être la petite fille modèle si je chialais pas pour un rien…).

Quinze ans plus tard, dans la même salle à manger, j’ai eu l’impression de retrouver cette ambiance, même si mon grand-père n’est plus là. Chez mamie Rosa, c’est comme à la maison…et ça, c’est bon pour mes problèmes de cogitage emoticone

C’est un lion ça ?!

Lundi, après plusieurs jours de pluie et de grisaille déprimante (oui à Montpellier aussi il fait parfois un temps de merde comme partout), le soleil a enfin pointé le bout du nez. A cette occasion, ma mère et ma belle sœur décident d’emmener mes neveux au zoo.

D’après mes calculs ils devaient arriver vers 12h30 mais un trajet de 2h et quart avec deux gosses de 2 et 4 ans s’allonge un peu (faut bien compter les pauses pour les faire manger et courir dans tous les sens, histoire qu’ils fassent une bonne grosse sieste dans la voiture), c’est donc à 13h30 que je les retrouve chez moi. Après avoir réussi à séparer ma nièce de ma grosse peluche et avoir sauvé cette même peluche des mains indélicates d’Arthur, en route pour le zoo.

« On va voir les lions, c’est où les lions? » impatients, mes neveux scrutaient chaque enclos dans l’espoir d’y découvrir Simba (ou plutôt Nero, en l’occurrence). Sauf qu’on n’a pas tourné au bon moment et du coup on a marché pendant deux heures avant de les trouver. Entre temps, on s’est arrêté voir plein d’autres animaux, il a fallu convaincre Satine qu’elle n’emmènerait pas le guépard à la maison et expliquer à Arthur qu’il avait beau hurler comme un loup, ça ne fera pas sortir l’animal de sa cachette… J’ai installé ma nièce sur une barrière en bois pour qu’elle voit mieux les singes, et après avoir regardé le tas de ronce sous ces pieds, elle me dit d’un air inquiet : « Tu me jettes pas hein?… Non parce que si tu me jettes euh ça mal en bas après! » (bien, je vois que la confiance règne mmmm).

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Comme tous les enfants ils ont grimpés sur les sculptures en bois des animaux, dont le dos est devenu tellement lisse que mon neveu se croyait sur un toboggan. C’est vrai que ça glisse, j’ai essayé (hé ho y’a pas que les enfants qui ont le droit de s’amuser emoticone). J’ai appris que ma belle sœur avait peur des autruches, il faut dire que celle qui est borgne n’inspire pas vraiment confiance. Je me souviens qu’une fois, un mec du zoo était entré dans l’enclos pour récupérer les lunettes d’un gamin, il n’avait pas l’air rassuré et jetait des regards brefs à l’animal derrière lui qui l’observait de son œil intéressé…

On a passé pas mal de temps à courir derrière ma nièce qui est en plein dans sa période « c’est bon, je suis grande, je fais tout toute seule » (et ça court vite ces petites choses là!). Sa mère a réussi à la rattraper pour l’amener voir l’enclos des ours, et après s’être doucement penché, elle nous balance de sa petite voix aiguë: « C’est un lion ça!? ». On lui dit que bien sûr que non, ça c’est un ours, et elle répond tranquillement: « Pffff il est même pas gros »… Bon je crois qu’il est grand temps qu’on le trouve ce lion mmmm

nero.jpg

Enfin on y est, 5 minutes avant le fermeture de l’enclos, mais on y est. « Et celui-là on peut l’amener à la maison? ». Ah beh entre le guépard et le lion, on va être bien lotis, va falloir penser à investir dans un très grand jardin…

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