Archive pour juillet, 2009

Mon niveau B3 (les râleurs, les interfaces et les interprètes)

Comme l’été dernier, je me suis inscrite aux stages intensifs en Langue des Signes. Cette fois-ci j’ai raté le premier jour, pour cause d’entretien à la fac de Paris, pour l’école d’interprète (si ça c’est pas une bonne excuse quand même… emoticone).

Bon, j’ai pas été prise, j’ai du culot m’a-t-on dit, de me présenter alors que j’ai commencé la LSF il y a même pas 2 ans. « Mais c’est bien, il en faut », merci monsieur mais c’est surtout qu’il n’y a pas énormément de choix pour les formations d’interprètes, donc j’ai tenté le coup. « Vous avez un niveau de français excellent, très correct », bon c’est cool la moitié du chemin est faite alors… Je me suis réjouis de ce qu’on m’a dit, un « non » teinté d’encouragements c’est quand même mieux qu’un « Que faites-vous là ? Changez de métier! ». Il va falloir que je les exploite ces « réelles compétences »…

J’arrive donc le mardi, avec Janick qui avait raté le premier jour pour les mêmes raisons que moi (non on fait pas exprès c’est le hasard si on était convoquées le même jour je le jure^^). C’est avec plaisir qu’on retrouve des élèves des stages de l’an dernier, en plus de faire la connaissance de quelques autres… En fait ils ont fait les stages durant l’année pendant que nous on reprenait les cours hebdomadaires. Sauf que nous on était maximum 7 dans nos groupes, et eux environ deux fois plus… Résultat, on avait rien raté le lundi puisqu’ils ont fait des trucs qu’on avait déjà fait. Bon ça tombe très bien, parce que la BD sur l’aigle et les oiseaux, j’avais pas trop envie de la retraduire en LSF. Nous on a eu droit à la fin, c’est à dire la meilleure partie, la correction en vidéo de Lilian, toujours aussi drôle, et effrayante (mais oui un jour j’arriverai à faire ça mais oui…). « Et c’est lui qui va nous évaluer à la fin du B4… ? » disaient quelques voix peu rassurées. Euh bon j’avoue ça me rassurait pas trop non plus, mais en fait ça sera pas lui visiblement. Dommage quand même, l’interprète qui nous a évalué l’an dernier utilisait un peu trop la parole je trouve, au moins avec lui on était sûrs que l’évaluation aurait été 100% LSF. 

Ce niveau-là était plus axé sur l’expression. Au programme, traduction d’un article de journal, et expression libre mais avec une petite condition, pour moi la condition c’est que mon histoire soit drôle. Je n’ai pas eu le temps de la raconter, c’est prévu au programme du B4, mais j’avoue que ce n’est pas facile. Déjà moi les histoires drôles je m’en rappelle jamais, alors en Langue des Signes… Il faut que ça soit visuel, donc voilà si vous connaissez des bonnes blagues je suis preneuse emoticone

On a aussi eu la description de certains pays, notamment le Canada, qui nous a donné des envies de crêpes au sirop d’érable, et la Norvège, qui nous a fait rêver d’aurores boréales majestueuses, sans oublier le Costa Rica et ses forêts primaires gigantesques. C’est un exercice qu’on avait fait dans notre groupe de B1, et ça a toujours cet effet-là, de nous donner envie de partir dans le pays, depuis que j’ai décrit l’Irlande et sa culture j’ai encore plus envie d’y aller…

 petite fille allumettes

De la compréhension aussi, avec la vidéo de « La petite fille aux allumettes » en Langue des Signes. Il n’y en avait pas un qui n’était pas immobile et silencieux, d’abord parce qu’il nous fallait rester concentrés, mais aussi parce que la tristesse de cette histoire semblait transparaitre encore plus, contée avec les gestes et les expressions du visage de la narratrice, qui incarnait tous les personnages tour à tour, comme au théâtre… « Je crois que je vais pleurer », dis-je à Janick qui me répond par un hochement de tête approbateur. Bon c’est vrai qu’on a la larme facile mais quand même…

Quelques filles on fait l’exercice d’expression libre en nous racontant leur histoire, celle étonnamment colorée d’Hector Incolore, qui se devait d’être irréelle, c’est réussi, merci Suzy. Mais ma préférée c’est celle qui était triste, enfin c’était ce qui était prévu. L’histoire du garçon le plus malchanceux du monde nous a fait pleurer… de rire. Non mais c’est normal, on demande pas à Marie-Anne de raconter une histoire triste, elle est trop rigolote ça marchera jamais  emoticone Pour faire court c’est l’histoire de Poutrelle et de son chien Paf (je vous laisse deviner ce qui arrive au chien) qui subit tout un tas de malheurs, un peu d’humour noir en somme, ça fait pas de mal.

Pour finir le stage, une interface de communication est venue nous parler de la différence entre les métiers d’interprète et d’interface. L’interprète n’intervient pas autrement qu’en tant qu’outil de communication, il doit être habillé en noir et rester totalement neutre pendant l’échange. Ok, donc mon futur boulot va consister à me rendre invisible… bon en fait pas vraiment, d’abord parce que c’est physiquement impossible, mais aussi parce que tout en étant le plus discret possible, l’interprète assure un rôle très important. Le côté un peu « robot traducteur » peut en rebuter certains, j’avoue que ce n’est pas ce que je préfère non plus, mais quand on voit tout ce que doivent gérer les interfaces… Ils accompagnent la personne sourde tout au long de la réalisation de son projet, s’occupent de la mettre en relation avec les bonnes personnes pour que ce même projet aboutisse, et à côté de ça on leur dit qu’il ne faut pas être trop émotif ni trop s’impliquer… De plus, vu le peu d’interprètes en France, on fait souvent appel aux interfaces pour combler un manque, faire un travail pour lequel ils ne sont pas formés. L’interprétation simultanée ça ne s’improvise pas, tout comme le fait d’accompagner la réalisation d’un projet nécessite de savoir comment s’y prendre. Ce n’est pas pour rien qu’il existe deux professions distinctes, l’un ne devrait pas faire le travail de l’autre. On sentait dans le discours de cette jeune interface qu’elle vivait mal cette condition d’interprète « au rabais » alors que même s’ils travaillent dans le même domaine, interface et interprète ont deux fonctions différentes.

 interprète LSQ

Une des élèves compatissait à sa situation: « Ça doit être dur à vivre pour vous, de voir que vous vous impliquez dans votre travail, mais que vous êtes beaucoup moins bien payée que des égoïstes qui pensent qu’au fric ? ». Les quatre futures interprètes de la classe se sont immédiatement raidies sur leur chaise, une vision interpellant Vincent qui  suivaient des yeux la discussion. Comme à son habitude, il a tempéré, en disant que chaque personne sourde avait des besoins différents, certains vont préférer un interface qui s’implique plus avec eux et d’autres, comme lui, vont vouloir un interprète beaucoup plus neutre qui fait juste son boulot de traducteur. Le débat aurait pu continuer longtemps mais l’heure était venue de faire le bilan de la semaine et de distribuer l’habituel questionnaire de satisfaction.

L’ambiance générale du groupe était bonne comme d’habitude, on a eu quelques petits délires entre nous, notamment le « Ah c’est pour ça! » qui est un signe qu’on aime bien, enfin surtout une de nous qui ne se gênait pas pour le placer dès qu’elle pouvait, et le prof qui s’amusait à la charrier avec ça. Je n’en oublierai pas pour autant certains désagréments, ou comportements désagréables. Les « Ça veut dire quoi ça? » qui fusaient au moindre signe inconnu, alors que théoriquement on n’a pas le droit de parler pendant le cours. On s’en fiche de savoir là-maintenant-tout de suite ce que ça veut dire, la plupart du temps, le reste de la phrase suffit à nous faire comprendre le sens de ce nouveau signe… Et un tas d’autres questions et réflexions qui, les ¾ du temps, ne servaient à rien, sinon à parasiter l’ambiance sonore de la salle emoticone Ah comme il doit faire bon être sourd par moments!

« Non mais le signe pour saison moi je l’ai pas appris comme ça!… Je suis pas d’accord, qu’ils se décident pour un seul signe comme ça c’est clair! »… Mais bien sûr, et toi vas-donc dire à ceux qui parlent français de choisir un seul mot pour dire « chaussure » ou « voiture », et de désigner un seul terme pour exprimer la joie ou la déception. C’est une langue comme une autre, elle a des variétés, c’est à nous de nous y adapter. Oui il y a parfois trois signes différents pour dire la même chose, ce n’est pas toujours facile à assimiler je suis d’accord, mais n’empêche que l’énergie que passent certains à râler serait mieux employée si elle était utilisée au profit de la mémorisation du signaire…! Et puis belle initiative d’aller presque engueuler Vincent à cause d’un problème de vocabulaire, oui il l’enseigne, mais c’est pas lui qui l’a inventé la langue! Tout ça pour qu’il réponde « C’est une langue, c’est difficile, mais il faut t’adapter », parce que c’est ce qu’il nous dit depuis le début, mais apparemment certains ont encore du mal avec ça… L’apprentissage d’une langue c’est du travail et de la persévérance, on porte toujours un jugement par rapport à notre propre langue et c’est normal, mais si au final tout ce qu’on trouve à en dire c’est mauvais, alors autant arrêter!

« La LSF n’a surtout pas besoin d’être rabaissée et critiquée, mais d’être défendue! », je mets entre guillemets ces paroles qui ne m’appartiennent pas mais que j’approuve (si l’auteur passe par là elle se reconnaîtra peut-être emoticone).

Passe-temps

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :

Les 4 filles du Docteur March (en VO ouais, je me suis lancée):

« Glad to find you so merry, my girls » (contente de vous trouver si gaies, mes filles)

2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?

23h et des poussières…bon on va dire 23h20

3) Vérifiez :

23h19 (waa trop forte!)

4) Que portez-vous ?

mon débardeur violet et short rose avec des coquillages blancs (oui toujours sexy pour aller dormir^^)

5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?

Zone Interdite, parce que qu’ils ont montré les gars qui ont voulu ressusciter le parc d’attractions pas loin de chez moi (y’avait du boulot, vers la fin on n’osait même plus monter dans la nacelle du téléphérique, ça s’appelait pas « Les fous du ciel » pour rien Langue)

6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?

Euh pas grand chose, vu que mon PC fait un bruit de centrale nucléaire (comment ça j’exagère…?)

7) Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu’avez-vous fait ?

A part pour aller bosser?… Hier je suis aller chez le docteur et puis faire des courses (quelle vie palpitante n’est-ce pas?)

8 ) Avez-vous rêvé cette nuit ?

Oui, j’ai rêvé que j’étais de ménage au niveau 4 (oui je bosse dans un hôpital et parfois je fais le ménage au 2, mon subconscient m’informe qu’y'en a marre…hé mais mon coco c’est pas moi qui décide!^^)

9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?

En regardant Zone Interdite tout à l’heure. Le jour de l’ouverture du parc, ils étaient un peu débordés, et un des mecs est parti dans un petit rire qui sentait un peu la crise de nerfs, c’était marrant (meuh non je suis pas sadique pourquoi vous dîtes ça?)

10) Qu’y a t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?

Rien, on  vient de refaire ma chambre parce que le plafond se faisait un peu menaçant (et par « on » je veux dire le mec que mes parents on payé pour faire le boulot^^)

11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?

Une jolie maison pour ma mamie (oui je faillote et alors ?)

12) Quel est le dernier film que vous avez vu ?

Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé (trop dégoûtée pour en parler…)

13) Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?

J’ai vu une femme de 80 ans qui essayait de défoncer une porte…au service des malades d’Alzheimer, ils ont parfois des drôles d’impulsions, mais je les aime bien.

14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?

Ca fout mes projets en l’air, à la base j’étais partie pour écrire un vrai texte… ca sera pour la prochaine fois.

15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore :

Quand j’étais petite je croyais que les betteraves, c’était des « bêtes arabes », parce que ma mère est espagnole et elle le prononce comme ça avec son accent Clin doeil

16) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ?

Eva ou Zoé (je galère depuis des années avec un prénom composé, je voudrais lui épargner ça! Langue)

17) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était un garçon ?

Diego (pour rappeler les origines espagnoles)

18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l’étranger ?

En ce moment je pense souvent au Canada…

19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?

« Hééé ouééé j’existeeuuu!« 

20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?

Non mais où est l’intérêt de cette question si on enlève la culpabilité et la politique ?^^ 

21) Aimez-vous danser ?

Pas tant que ça… En fait ça dépend où et avec qui. Par exemple, toute seule chez moi avec mon chat et la musique à fond j’ai aucun complexe Langue

22) Georges Bush ?

Lequel ?

23) Quelle est la dernière chose que vous avez regardé à la télévision ?

Je l’ai déjà dit il me semble…

24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?

J’ai pas d’amis bloggeurs… enfin si j’en ai mais ils le feront pas alors ça sert à rien.

Voilà j’ai fini de perdre mon temps, je vais me coucher… eh ouais c’est bien beau tout ça, mais les patients faut les gérer au boulot (quoiqu’aujourd’hui y’en a une qui m’a dit que j’étais « belle comme je sais pas quoi »…et le premier qui sort qu’elle ne sait plus ce qu’elle dit, il prend une gifle, c’est compris ?)


Lu dans « Glamour » ;-)

On prend fatalement un coup de vieux quand tous les groupes qu’on écoutait étant ados sont devenus vintages, ou cultes, ou séparés, ou morts…ou les quatre, comme Nirvana. 

Maliki

Quand la réalité se heurte à la fiction, les rêves n’ont pas d’airbag.

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