Archive pour juin, 2008

Ma fête de la musique 2008…

 

Cette année, rattrapage oblige, je devais être à Montpellier le 23 juin, j’ai donc décidé de tenter la fête de la musique dans la big city (pour changer de ma bourgade ardéchoise).

Dans tout ça, j’avais oublié que la ligne de tram allait être perturbée. Au bout d’une demi-heure d’attente, et après avoir laissé passer un tram plein, je tente l’impossible mission de me faufiler dans le suivant, tout aussi bondé. Au début ça allait, sauf que je ne pouvais me tenir nulle part, mais avec un peu d’entraînement, j’ai acquis un meilleur équilibre (ça me rappelle le pari à la con qu’on avait fait avec Benoit dans le métro parisien, celui qui tient le plus longtemps avec les mains dans le dos a gagné emoticone). Après deux stations, encerclée de toutes parts, plus besoin de m’accrocher à quoi que ce soit, puisque je pouvais à peine bouger. Compressée par un groupe d’ados surexcités et poussée contre la barrière qui m’empêchait presque de respirer, je croyais être arrivée au comble du ras le bol, quand je sens comme une pression sur mes fesses. Serait-ce la main baladeuse du grand type juste derrière moi ? Les yeux en l’air, genre « non non c’est pas moi », le mec pas gêné quoi… Me prenant en pitié, la petite blonde en face de moi se décale tant bien que mal, pour me permettre de bouger et de décocher au passage un coup de coude dans les côtes du pervers (parfois la solidarité féminine y’a pas mieux…)

brassens

Après cet agréable trajet, je me retrouve dans les rues, où je passe devant toutes sortes de groupes. Un bar qui diffusait de la musique électro de bourrin avait réuni tout un groupe de gens qui sautaient sur place en faisant des grands gestes. Décidément, je les comprendrai jamais… Plus loin, un groupe de ska sympa et du bon rock me prouvent qu’il y en a pour tous les goûts. Et c’est le cas de le dire, puisqu’un peu plus tard j’entends un « gaaare aux goriiiiille ! » qui me fait bien plaisir. Un groupe sur une estrade avec des jeunes qui dansent et une petite odeur de joint dans l’air (eh oui, Brassens l’idole des jeunes…) Après une heure bien sympa, je rejoins Jane (interpellée en chemin par des « mademoiselle vous allez où ? hé mademoiselle ça va ? mademoiselle pourquoi vous êtes si pressée ? » emoticone Mademoiselle va vous balancer un seau d’eau froide ça vous calmera ! Oui je déteste les dragueurs j’y peux rien) qui me conduit sur une place pleine de monde, animée par de la musique bretonne. Le groupe changeait souvent de registre, allait de Goldman à la tecktonik (qu’on a gratifié d’un gros booouuuuh !), et s’est même lancé dans une chanson de Mika, nous infligeant un « big girl zi arr bioutifo » qui a rapidement calmé notre enthousiasme (Jane hurlait au chanteur les bonnes paroles, dans le vain espoir d’être entendue…).

Le moment des slows venu, et après avoir réfléchi un moment sur : « Mais elle est ouverte la braguette du guitariste ou alors c’est juste une ombre ? », nous décidons de rentrer. C’est alors que notre attention se porte sur la statue de Poséidon, tout rouillé, avec des trous à la place des yeux, tout nu et privé de son trident. Le pauvre ! Toutes les filles lui caressaient gentiment la barbe en passant ou se pendaient à son bras, et tous les mecs riaient de ce qu’il avait entre les jambes : « Hé la mienne elle est plus grosse, hé ! ». Finalement on est parties dans un délire en l’imaginant se barrer de son socle, pour aller exiger qu’on lui rende son trident et aussi une feuille de vigne pour conserver un minimum de dignité (on n’avait pas bu je le jure ! emoticone).

poseidon

Une soirée très sympa, malgrè la foule du tram et les cafouillages du chanteur, une bonne ambiance, à refaire emoticone

Shopping et Soupe Magique

Samedi aprèm, Nanou et moi on s’est fait une petite virée shopping, en vue de trouver quoi mettre pour la fête où on devait aller le soir-même (sous-entendu quelque chose de mieux que ce qu’on a déjà et qui pourrait éventuellement faire l’affaire). C’est marrant comme tout à l’air moche quand on est fauché. On a passé notre temps à dire : « J’aime bien, mais pas assez pour y mettre 25€ ». Y’a aussi pas mal de trucs qui sont jolis en théorie, mais dès qu’on les enfile ça oscille généralement entre l’immonde et le ridicule. Comme cette robe blanche à motifs colorés devant laquelle ma belle-soeur s’extasiait. En se voyant dans le miroir, elle était moins ravie : « - Putain regarde le jupon qui gonfle, je ressemble à un ballon ! ». Plus tard, j’essaye une jolie robe verte avec des fleurs blanches (j’adore les fleurs, sur les boucles d’oreilles, les robes, les chaussures, mais attention au dosage, ça fait vite « petite maison dans la prairie » si on fait pas un peu attention…).

« - Mais tu l’as pas déjà celle-là ?

- Nan, la mienne elle est vert foncé !

- Ah. » (oui je sais c’est passionnant comme discussion…)

Déception ultime quand je la mets et me rends compte que ma poitrine est à moitié dehors :

« - C’est un peu trop décolleté, non ?

– Pas plus que d’habitude.

– … (euh comment j’dois l’prendre là ? emoticone) »

Sur ces bons conseils, nous repartons avec… un serre-tête pour ma nièce (au moins y’en a une qui ressort gagnante de tout ça… en même temps elle s’en fout un peu, elle a que 2 ans).

 

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J’en profite au passage pour dire que, s’il vous plaît, arrêtez de fabriquer des fringues pour les grandes maigres avec des petits seins. Ma belle-soeur fait 1m60 et moi je suis loin de la taille 38… Ah oui, et c’est sympa la mode rétro, mais les robes et petits hauts à motifs imitation tapisseries des années 70, ça commence doucement à nous emmerder quand même emoticone

Bon, du coup on a fait un petit arrêt par le placard de ma mère, en fabriquant une montagne de fringues sur laquelle Satine s’est jetée en hurlant comme une petite sauvage. Elle est complètement chtarbée ma nièce… je l’adore !! Parfois elle se met à danser pour rien, elle fait le moulinet avec ses bras en tortillant du popotin, elle chantonne des paroles incompréhensibles, puis elle éclate d’un rire tellement aigu que ça nous fait mal aux oreilles. Mi-ange mi-démon, l’autre jour elle a passé une demi-heure couchée devant le placard à hurler qu’elle voulait absolument un bonbon. En pleine période de rébellion, son frère nous surprend par ses élans d’affection qui, comme ses caprices, peuvent arriver à n’importe quel moment : « Eh oui quand je te dis je t’aime ça te fait fondre, et ça fait du bien à la tête et au coeur ! » emoticone ou encore « Papa je lui dis qu’il est beau, ça c’est vrai il est beau papa ! »

Bon, tout ça pour dire que finalement on est allées à la fête avec ce qu’on avait quoi. D’ailleurs, après avoir regardé les photos et s’être trouvé immonde (eh oui même sans la robe ballon et la robe de pouf avec les fleurs blanches, on se trouvait quand même moches, pfffffff jamais contentes ces nanas !). On a donc décidé de commencer un régime à base de soupe magique. Bon c’est pas de la vrai magie hein, c’est juste que j’utilise ce mot pour pas mal de choses (la bouteille magique, le bouchon magique, le balai magique… n’empêche ça serait chouette un balai magique…) En fait c’est une soupe qu’on donne à l’hôpital pour faire maigrir rapidement les patients avant une chirurgie. Entre 3 et 5 kilos perdus la première semaine. Y’en a une des deux qui a dit, comme ça en l’air, que ça nous ferait pas de mal d’essayer et l’autre a dit « chiche! », et voilà c’est entendu, on commence demain. C’est soupe magique, légumes vapeurs et fruits frais pendant une semaine. Même pas un peu de lait au petit dèj’ ? emoticone Les mauvaises langues disent que je tiendrai jamais le coup, qu’au bout de 3 jours je vendrai mon âme pour un carreau de chocolat. Mais je ne me suis pas mise dans cette galère toute seule, on a fait un pacte avec ma belle-soeur, rendez-vous dans une semaine pour le verdict… et pas de tricheries !

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en fait c’est la soupe brûleuse de graisse mais « soupe magique » c’est mieux, non ?

Au bar LSF, le débat sur l’implant cochléaire trouve toujours sa place…

Me voilà, une semaine avant la deuxième session d’exams (eh oui quand y’en a plus y’en a encore). Dernier cours de LSF le 4 juin emoticone mais patience, encore trois semaines avant le stage intensif de juillet emoticone. Au début du mois, une soirée bien animée au bar LSF, où pour une fois les deux profs étaient présents. Ça met une petite pression d’avoir le prof à côté, surtout qu’il est du genre pointilleux, mais comme je suis une «petite» du niveau 2, finalement c’est les « grands » qui avaient droit aux petites corrections (c’est l’heure qu’il prenne un peu ses vacances je crois…). Encore une fois, le débat a été relancé sur pour ou contre l’implant cochléaire.

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Oui ça aide à l’intégration, mais c’est plus efficace quand on s’en occupe dès le plus jeune âge, et comme il s’agit quand même d’implanter une puce sous la peau d’un bébé (suivi d’une rééducation orthophonique difficile) ce n’est pas une idée très réjouissante. D’autant plus qu’un sourd implanté ne devient pas entendant par magie, c’est une amplification des sons. Les sourds ont un sentiment d’identité très fort, on parle d’«identité sourde», et pour eux un sourd implanté garde cette identité. C’est pourquoi il est important de garder un lien avec la langue des signes. Et si certains vivent bien avec l’implant (heureusement pour eux), beaucoup de sourds, fatigués par tous ces «bruits», finissent par enlever définitivement leurs appareils auditifs. Un adolescent implanté à l’âge de 14 ans s’est même suicidé parce qu’il ne pouvait pas supporter ça. Au fil du temps, je suis passée d’un avis mitigé à un avis plutôt contre. Bien sûr il y a des personnes qui vivent bien en étant implantées, seulement les parents sont souvent mal informés, il s’en tiennent au point de vue médical et n’ont aucune connaissance du monde des sourds.

Moi-même avant de commencer à m’y intéresser vraiment, j’en avais une vision «typiquement entendante». Il suffit de rencontrer quelques sourds qui pratiquent la langue des signes pour se rendre compte que ça leur suffit. Emmanuelle Laborit disait dans son livre : «Les sourds vont bien, merci». Non, ils ne sont pas malheureux et renfermés sur eux-mêmes. Oui il y a des sourds qui ont un esprit quasi sectaire, les sourds avec les sourds, il signent et ne veulent pas fréquenter d’entendants. C’est dommage, mais ils ne sont pas tous comme ça, il ne faut pas généraliser. Et en même temps il y aussi des entendants qui prennent presque la fuite quand ils se trouvent face à un sourd avec lequel ils ne peuvent pas communiquer. Récemment j’ai vu le film de Nicolas Philibert, «Le pays des sourds». Il y a une scène où un couple de sourds cherche un appartement, et l’agent immobilier a un mal fou à leur faire comprendre que le loyer et l’eau sont séparés. Il se tenait tout raide à leur répéter : «Vous payez votre consommation», alors qu’un minimum de langage gestuel aurait pu les aider, pas besoin de connaître la langue des signes pour ça !

 

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le petit du film de N.Philibert, trop chou emoticone

Mais le malaise d’un entendant face à un sourd est tellement ancien que la communication reste difficile, encore aujourd’hui, même si la LSF est reconnue langue officielle en France depuis 2005. Cela dit, on progresse petit à petit. Il y a quelques jours, j’ai vu dans le journal que dès la rentrée, certains établissements enseigneront la langue des signes à l’école primaire, et cette année une épreuve de LSF est inscrite au bac. Moi, j’avais des cours d’anglais en CP, parce que de nos jours tout le monde doit savoir parler un minimum anglais. Je trouve que c’est une excellente idée d’introduire la LSF au sein des écoles, car pourquoi les petits français n’apprendrait-il que l’anglais, et pas la LSF qui leur permettra de communiquer avec des personnes sourdes qu’ils rencontreront plus tard ? En plus, les enfants adorent ça, ils sont très curieux et ont envie d’apprendre, à la maison Yanis me posent beaucoup de questions (je lui ai appris à se présenter et il m’a demandé une copie de l’alphabet dactylologique emoticone). Apprendre à nos petits entendants la langue des signes parviendra peut-être à en faire des adultes plus concernés, et aidera ainsi à lever cette barrière vieille de plusieurs siècles entre le monde des sourds et celui des entendants…

 


Être fan de Maliki c’est aussi savoir être patient…

Un samedi vers 18h, après 3h45 d’attente, une récompense bien méritée : ma dédicace de Souillon, le « papa » de celle qu’on surnomme affectueusement « Maliki la déviante »…

dedicace

 

 

Comme beaucoup d’habitués du site, j’avais vu que Souillon était en dédicace à Montpellier. Chouette alors ! Et dire que j’avais prévu de rentrer chez les parents pour le week-end, j’ai bien fait de changer d’avis, mmmmh ça doit être le destin, ça veut dire qu’il faut que j’aille avec mon petit exemplaire de la BD pour voir le créateur de Maliki en vrai ! (oui oui moi je crois au destin, quand ça m’arrange…)

J’appelle ma copine Célia :  » Tu viens avec moi ? Ca devrait prendre un petit moment, mais deux heures maximum…(dit celle qui n’est jamais allée à une séance de dédicace) après on ira faire un tour ». Mouais, après avoir passé près de 4h debout on n’était pas tellement motivées pour aller vadrouiller. Mais en fait 4h ça passe vite, bon en même temps j’avais pas vu Célia depuis longtemps alors on a pu discuter un peu (en fait je crois qu’on a eu notre quota de conversation pour un bon moment-là). Le pire c’est que Célia elle aime bien Maliki, mais pas autant que moi, je culpabilisais de la faire poireauter autant, surtout qu’on n’avait pas vraiment l’impression que la file d’attente avançait beaucoup…

Comme y’avait rien de spécial à faire, on a parlé un peu avec les gens devant et derrière nous, chacun réfléchissait à ce qu’il allait demander : « moi je veux un truc avec les chats ! », « oui moi je veux Feanor! « . Moi je savais pas trop, Célia me rassurait d’un air blasé : « Détends toi t’a largement le temps d’y penser vu qu’on est là depuis 2h et qu’on a avancé d’un mètre à peine… » Heureusement qu’il faisait pas 35 degrés, ça aurait été un peu dur de tenir le coup… On a eu un peu peur quand on a vu arriver une nana qui nous comptait… après un petit entretien avec l’auteur elle annonce : « Il en prend encore 10 ! », ouf ! On était septième, ça aurait été bien la haine de repartir sans rien quand même… Arrivée devant Souillon, je la jouais super relax :

 » – Euh moi j’aime bien celui que vous venez de faire…

– Ah oui mais pas le même alors sinon je vais m’ennuyer.

– Ah euh oui, comme vous voulez Embarasse euh moi j’aime bien les chats… »

En même temps c’est vrai quoi, il y était depuis 4 heures alors si tout le monde veut pareil c’est un peu barbant à la longue…

Voilà, merci à Souillon pour ce joli dessin que je suis si fière de montrer en crânant bien comme il faut emoticone et merci aussi à Célia, eh oui c’est vrai, moi au final j’ai ma dédicace pour me récompenser, mais elle, elle y a gagné quoi dans l’histoire? Ma compagnie à ce qu’elle dit… mais aussi et surtout le droit de me ressortir dès qu’elle a besoin d’un truc : « Je te rappelle que j’ai passé l’après-midi à attendre avec toi… » Ah les amis y’a que ça de vrai !

p.s : à Lolie qui est devenue fan la semaine dernière… trop tard prima ! Pleure pas va, toi aussi t’auras ta chance… emoticone

 

 

 

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